Texte libre

 

Bonjour à vous qui passez par ici, 

 

Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

Ou que vous soyez un(e) lecteur(rice) assidu(e) 

 

  

Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

Pour me joindre : cc22m8@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

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lapetitevadrouille

Mercredi 18 janvier 2006 3 18 01 2006 20:36

Voici le premier article de monnouveaublog.

Vous m'y retrouverez comme dans monancienblog. Enfin, meilleure, j'espère.

Plus libre en tout cas.

Pour ceux qui veulent connaître ma précédente adresse, merci de m'envoyer un e.mail (adresse en bas de la page).

A très bientôt.

Par Caro
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 01 2006 19:30

A vrai dire, je ne sais pas bien ce que c'est la gueule de bois.

Vu que mon plus grand "exploit" alcoolique aura été, lors de mon dernier anniversaire, de ramper en robe du soir devant un crapaud s'acharnant à croasser à chacun de mes passages... Pas de quoi retourner ma petite tête le lendemain.

En revanche, cette semaine, je me dis que la gueule de bois, ça doit un peu ressembler à ce que je ressens en ce vendredi tout pluvieux...

Notez, je ne me plains pas de la pluie, je commençais à ne pas trouver ça très sain, cette absence de précipitations. Pas bon pour les nappes, je me disais.

Le subjonctif et les nappes phréatiques, deux trucs qui disparaissent et ça me tracasse. Pas pour les mêmes raisons. Enfin bref. Cela dit, un peu de soleil, franchement, je ne dirais pas non, tout de même, monsieur le monde.

Je parlais donc de gueule de bois.

Ben oui. Ou alors de situation post tremblement de terre. (à mon échelle, bien entendu !). C'est à dire qu'on est vendredi soir, que je n'ai - objectivement - plus d'amis, vu que je les ai envoyés bouler lamentablement. Personne pour aller au cinéma, personnne pour aller grignoter un petit truc chez Madame Tomate, resto très sympa de la ville où j'habite, mais si vous savez bien, L...., la plus belle ville du monde (chuuuuuuut, je fais encore attention aux mots clés, je suis légèrement parano en ce moment !!).

Ca pourrait donc vaguement ressembler au désert de Gobi cette affaire (je ne connais pas le désert de Gobi, mais c'est une image). En plus, je me demande encore comment tout cela est arrivé. Tout ce que je constate, c'est que, forcément, quand une cocotte minute explose, ça fait des dégâts...

Bon, bah faut que j'assume, de toute façon. Je ne regrette rien. Je suis sûre que ce grand chambardement était un mal nécessaire, je commençais sûrement à me mentir. Cela dit, ça ne nous éloigne pas de mon problème n°1 : trouver unmari. Ben oui, mescocos, n'oublions pas le nerf de la guerre !! Va pas venir me chercher dans ma maison celui là...

Mais, finalement, ce qui me paraît le plus fou, c'est ce que j'ai fait avec vous : en gros, j'ai lancé un plebiscite !! Pas gonflée la fille !!

Ben oui, sans réfléchir et sans vergogne, j'ai dit "voilà je me casse, si vous voulez me suivre, va falloir que je vous laisse entrer"... C'est un peu exagéré non ? Rohhhhlalalalalalla... Vous allez penser que je suis la dernière des prétentieuses ! Quelle horreur !

Bien sûr, maintenant, je vais avoir beau jeu de vous expliquer que, non, ce n'est pas ça du tout, mais, pourtant c'est la vérité. Je n'ai pas réfléchi à ce que cela signifiait réellement.

De toute façon, quand je plaque tout comme ça, c'est assez spontané, assez impulsif. De manière générale, je suis assez spontanée et impulsive !!!!!

Vous allez vous dire "quand elle plaque un mec, celle là, ça doit être le massacre". Pour tout avouer, je ne suis pas une casanovette et donc, j'ai assez rarement eu l'occasion de plaquer un homme. Mais quand je l'ai fait, d'ailleurs, curieusement, assez souvent, ça a été avant qu'il ne se soit passé quoi que ce soit (j'ai la faculté d'avoir des "admirateurs-longue-durée", souvent très très gentils et assez peu sexys. Bêtement.), ce fut sanglant. Je n'en suis pas fière. Mais, à force, comment vous dire, je trouve ça "poisseux". OOOOh, c'est très très vilain comme mot... Mais puisque je suis dans ma semaine "je suis un affreux monstre tout vert", je confirme : c'est le mot que ça m'inspire. J'ose espérer que monam ne m'a jamais trouvée poisseuse... Je n'en suis pas certaine. Même s'il ne connait pas ce mot là. Mais doit bien y avoir l'équivalent en angliche... Je vérifie. Oui ! "Sticky" ils disent. "Sticky", ça sonne bien, non?!!

Donc, pour en revenir à nosmoutons, j'ai lancé un plébiscite. Eh bien je peux vous dire que je ne regrette pas ! Parce que ça m'a permis de recevoir plein de gentils messages que je mettrai la prochaine fois dans mes méthodes pour donner du baume au coeur... Et, aussi, j'ai pu mettre, sinon un visage, du moins un prénom sur chacun de vous. Et ça, c'est très sympa. En plus, vous m'avez tous demandé cette adresse avec beaucoup de douceur et de délicatesse et vous aviez l'air d'avoir sincèrement envie de l'obtenir et ça, franchement, ça me touche beaucoup beaucoup, sachez le. J'ai même pu me rendre compte que des gens que je connaissais dans la "vraie vie" lisaient mon blog sans que je le sache et, surtout, sans que ce soit moi qui leur donne l'adresse. C'est touchant cette fidélité.

Ca me fait du bien en tout cas.

Je me trouve rudement culottée d'avoir fait ça, mais bon ! C'était mettre en pratique "qui m'aime me suive"... C'était aller au bout des choses. Je suis contente de l'avoir fait, même si j'ai un peu l'impression de parler d'une autre personne cette semaine. Caroline 1ère, reine de L.... ouhlalallalalallalalla.... C'est que je vais attraper le melon, moi !!!

Non, non, pas d'inquiétude, aucun risque que ça s'aggrave. Car, en plus des changements apparus dans ma vie et ici cette semaine, j'ai aussi pris d'autres mesures radicales. Et on m'a dit qu'il fallait que j'étais dans le sentiment et l'émotion à tout prix et que, pour compenser ça, il fallait que je "m'intellectualise, que je fasse marcher mes 3 neurones"... "Ben oui, mais je réfléchis vachement", je réponds ! "Non, vous ne pensez pas, vous gambergez. Vous n'apportez aucune réponse !" Oups....

L'a la couronne qui penchesubitement, Caroline 1ère de L... !!!

Cela dit, je m'incline : pas faux l'analyse...

Je vais donc essayer, dorénavant, de m'intellectualiser sévère...

Ca va être gai les prochains articles !!!! Prenez des notes !

Par Caro
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 01 2006 17:06

Ahhh. Je suis chiffon.

Je vous avais pondu un article bien intellectuel, plein de conscience politique et hop, à la dernière ligne, j'appuie sur une touche (impossible de savoir laquelle) et tout disparaît !!

Mais, ça ne m'avait jamais fait ça, en plus de 80 articles ! Quand je vous dis que cette semaine est bizarre ! Ou alors, depuis que je m'intellectualise, je deviens carrément gogolito...

Ah non mais quand même, j'étais fâchée, j'y avais mis du coeur. "Tant pis", je me suis dit, "pas d'article aujourd'hui". Et pis c'est tout.

Mais, tout de même, j'ai une question assez ponctuelle mais néanmoins existentielle que je souhaiterais vous soumettre.

Voilà, vous verrez, trois fois rien.

Alors que nous discutions stratégiemondialeinterprofessionnelle de la boîte hier après midi avec l'un de mescollaborateurs, je lui dis, assez soudainement : "au fait, tu sais, machin, que je n'ai plus d'amis ?" Non, il ne savait pas. Alors j'explique vaguement.

M'a regardé. Peiné. Visiblement peiné. Il ne pense pas vraiment que je mérite de ne plus avoir d'amis. La discussion stratégique reprend. Puis il me dit "tu fais quoi demain ?". "Ben, rien. J'ai plus d'amis", je dis. "Viens dîner à la maison !", il me répond....

Ouhllalalalalalalalala.

"Euh, non, non, parce que, ben non, mais bon, enfin, demande à ta femme avant....". "Mais non, y'a aucun problème, tiens regarde je l'appelle".

La femme de moncollaborateur dit oui. En même temps, difficile de dire autre chose quand on présente les choses comme ça, avec la personne en question à 2 mètres. La dame suggère quand même que ce serait peut être éventuellement gênant. "Tu sais, machin, c'est pas parce que je t'ai obtenu une augmentation ce mois ci que tu dois absolument m'inviter à dîner dans ta famille"...

Finalement, je le trouve sympa et sa femme (que je connais finalement un peu depuis le temps qu'il m'en parle) m'a l'air très sympa aussi et, même si la situation n'est pas complètement naturelle, je n'oublie pas que je n'ai plus d'amis et que, malgré tout, un samedi soir occupé est un samedi soir occupé. A ne pas négliger.

Bref, nous voilà partis à faire le plan pour venir en voiture et l'affaire est réglée : samedi soir, 19h30.

Sympa.

Mais, finalement, je ne suis pas si à l'aise que ça.

Tout d'abord, je suis - objectivement - la supérieure hiérarchique de ce monsieur, comme des autres membres de mon équipe d'ailleurs. Créer un climat d'intimité particulier est il réellement une bonne idée ? Ne vais je pas le regretter plus tard quand le temps sera moins clément (dans le travail, vient toujours un temps où le ciel hier bleu d'azur devient tout gris, voire tout noir) ? Va-t-il falloir que je fasse attention à ce que je dis, à l'impression que je vais donner ? Mais, en même temps, c'est samedi, j'en aussi envie d'être cool.

En fait, c'est surtout vis à vis de la femme de moncollaborateur que je m'inquiète. Je ne suis pas certaine que la dame sache réellement que la "patronne" de sonmari est une petite blonde de 10 ans de moins qu'elle, au charme ravageur et à la courbe de poids descendante ? (ah oui, je ne vous ai pas dit ? sur prescription médicale, je dois non seulement m'intellectualiser mais aussi me dire que je m'aimeuuuuu !!). Par ailleurs, je ne suis pas sûre non plus qu'elle sache que la "patronne" de sonmari est cette fille à qui il dit quelques semaines après mon arrivée dans la société : "tu sais, je suis troublé, j'ai rêvé de toi cette nuit"... "Ah oui? Et qu'est ce que je faisais?", je demande. "Ben, en fait, je trompais ma femme avec toi"... Mouimouimoui.... A l'époque, aux prises avec un américain névrosé, je m'en suis tirée avec un "ce n'est pas grave, ce n'est pas sale, mais le mieux, c'est que tu restes avec ta femme et que je reste avec monaméricain, non?"

L'affaire n'avait eu aucune répercussion, bien sûr, et c'est avec beaucoup de simplicité et de décontraction que nous avions continué à évoquer l'avenir sub-stratégique de la société.

Mais, maintenant, être en présence de la dame qui va bien se rendre compte que son mari et moi avons une certaine complicité, ça m'ennuie un peu... Comprenez moi, il ne s'agit pas d'une complicité ambigüe, pas du tout, mais bon, nous sommes assez libres et nous nous entendons bien professionnellement parlant, alors je ne voudrais pas qu'il y ait de méprise et que, naïvement, il ait fait entrer la louve dans la bergerie. Et que, dorénavant, sa femme se pose des questions qui n'ont absolument pas lieu d'être. Bon, bon, je sens bien que je m'embrouille !!

De cette question éminemment épineuse découle la suivante : COMMENT JE M'HABILLE ??

Moi, le samedi, en général, c'est jean/baskets, vous comprenez. Mais est ce que baskets, ce n'est pas un peu trop décontracté ? Si, peut être. Jean, c'est ok, je pense. Non ? En même temps, c'est un dîner familial avec la femme, les enfants et la fillequin'apasd'amis, pas la peine non plus d'avoir l'air de sortir la grosse artillerie. Au risque de paraître coincée. Ou hautaine. Quelle horreur !

Bon, en y réfléchissant, je vais peut être mettre un jean, avec mes boots de fantômette. Un pull noir et c'est bon. Ah oui, vous ne savez pas ce que c'est que mes boots de fantômette ? Ce sont mes boots à bout rond en cuir verni noir. Ca ira. Je crois que c'est un bon compromis.

Pour le maquillage et les cheveux, c'est pareil, je ne veux pas avoir l'air d'avoir fait péter le grand jeu avec l'oeil de biche et le cil provocant. Veux pas qu'il rêve encore de moi, le mec. Un songe est si vite arrivé... Ce serait gênant ! Et pour tout le monde ! En même temps, depuis que j'ai 33 ans, ne nous leurrons pas, sans un minimum d'aide de lancôme et consort, je n'ai vraiment l'air de rien. Et je ne veux pas non plus que la femme de moncollaborateur dise à sonmari : "dis donc, qu'est ce que c'est que cette boîte où la "patronne" est toute fripée et toute négligée?"Ah non, ça, je ne veux pas !

Ensuite la bouffe. Notez que je lutte contre, mais on peut quand même dire que je suis quelqu'un d'assez difficile, en matière de gastronomie. Disons qu'il y a beaucoup de choses que je n'aime pas trop. Le fromage par exemple. Et les endives aussi. Et puis, je ne bois pas de vin. Ohlallalallalala, je vais avoir l'air de quoi ? Imaginez qu'ils fassent des endives au jambon gratinées au parmesan arrosé d'un bordeaux ? Eh ben on est mal. Mal, mal. En même temps, pas de panique : des endives au jambon gratinées, ce n'est pas non plus vraiment un plat que l'on fait quand on reçoit, si? Prions ensemble, mesamis !

Reste la question de ce que je dois apporter. Ben, des fleurs, non ? Ca c'est dans mescapacités. Vais alloir le petit fleuriste de monquartier, un artiste. Me fera un truc très bien.

Bon, bah je crois que nous avons fait le tour... J'espère juste qu'on ne va pas trop parler boulot, c'est samedi soir quand même !

J'espère aussi que je ne vais pas faire de bourde, que je vais faire bonne impression, que je ne vais pas compromettre monavenirprofessionnel sur une boulette, que je ne vais pas être toute nulle.

Au point que la femme de moncollaborateur lui dise, aussitôt la porte refermée, "ben dis donc, je comprends pourquoi elle a pas d'amis celle là" !!

En même temps, j'y pense : à cette minute précise, la femme de moncollaborateur, elle est peut être autant dans ses petits souliers que moi... Et, elle, je suis sûre qu'elle n'a pas de boots de fantômette pour la protéger...

Ok, c'est bon, les gars, je maîtrise la situation ! Fastoche !

 

 

Par Caro
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Dimanche 22 janvier 2006 7 22 01 2006 19:52

Finalement, très bonne soirée hier. Evidemment, toutes mes inquiétudes étaient infondées. Couple charmant. J'ai vu de près la fameuse "vie quotidienne" qui est censée rincer et essorrer les plus belles amours. 17 ans de vie commune et deux enfants plus tard, ceux là n'ont pas l'air du tout "essorrés". Je dirais même que ça faisait envie, tout ça. J'en ferai sûrement un article. Mais un autre jour.

Car, aujourd'hui, je suis allée voir "Brockeback Mountain". Tres beau film, allez y.

Plongée au coeur de l'Amérique profonde. Plongée au coeur des sentiments profonds. Tout ce qui m'est déconseillé. Tant pis. Seule dans un très grand et très beau cinéma. Seule au milieu du monde. C'est un peu ma définition, ça.

Je me doutais bien que ce film allait m'inspirer un article mais je ne pensais pas vraiment que ce serait celui là.

De formation artistique, j'ai eu l'occasion, très jeune, d'avoir beaucoup d'amis homosexuels. Des hommes pour la plupart. Comme nous étions jeunes et fougueux et comme nous étions amis, nous parlions essentiellement de l'amour. De ce côté, homo ou hétéro, même limonade : c'est aussi merveilleux, aussi douloureux et surtout, surtout, aussi...COMPLIQUE !!

Je ne parle donc pas du sentiment amoureux qui n'a ni sexe ni couleur comme chacun sait. Je ne parle pas non plus de la sexualité, même si, en toute logique, je ne comprends pas la sexualité homosexuelle. Ne l'étant pas moi même, je ne peux pas me l'approprier et donc, imaginer ce qu'on peut ressentir en étant attiré par quelqu'un qui nous ressemble.

Non, je parle de la difficulté d'être soi, du vertige, même, d'être soi. Dans sa sexualité, dans l'amour, avec les autres, socialement. C'est ce dont parle le film, aussi.

J'ai souvent parlé avec mesamis homos des difficultés sociales ou familiales.

Mais peu des difficultés personnelles. Je veux dire : entre soi et soi. Combien de combats avec soi même, combien de questions, combien de douleur, combien d'angoisses pour accepter ce que l'on est, du premier jour où l'on se rend compte (lapsus, j'avais écrit : "du premier jour où l'on se rencontre"...) qu'on est plus attiré par ses copains que par ses copines ou inversement ?

Combien de négociations avec soi même avant d'arriver à vivre pleinement ses amours et sa sexualité ? Combien de renoncements ? Combien d'hésitations ? Combien de batailles perdues avant de gagner la guerre ?

J'ai connu beaucoup d'homosexuels - parisiens pour la plupart (ne nous leurrons pas, même en 2006, ça aide) qui vivaient très bien leur vie, mis à part les chagrins d'amour que chacun se traîne, mais je n'en ai connus aucun qui ait vécu son homosexualité comme une douceur envoyée par la vie.

Je connais des gens très généreux et très ouverts qui pensent - en toute bonne foi - que l'homosexualité n'est pas "naturelle", mot légèrement plus sympathique pour signifier "normale". Ce ne sont pas des gens que l'on peut taxer d'obscurantisme, de fascisme, de racisme ou de n'importe quoi d'autre. Ce sont juste des gens qui ne conçoient pas que l'homosexualité soit une chose normale de la vie. Et plutôt répandue. Les cons, bien sûr, on peut les fuir. Mais les gens comme ça, comment fait on ? Combien de conversations pour les convaincre, pour expliquer. Pour, au final, se justifier, j'imagine. Que ressent on quand on doit justifier ses amours ?

Quand je vois le temps que j'ai mis à m'accepter telle que j'étais et, pourtant, je ne suis rien d'extra-ordinaire (au sens propre du terme), quand je vois combien j'ai dû parfois justifier, à mon petit niveau, mes amours, je me dis : "mais comment fait on pour lutter ainsi, à chaque pas de sa vie ?"

J'ai unami qui a résolu la question en disant : "ce qui n'est pas naturel n'existe pas. Par définition". Je suis assez d'accord avec lui. N'empêche qu'il a mis des années à en parler avec ses parents, des années à être complètement serein avec ça.

Quelle force faut il pour ne pas renoncer ? Pour ne pas suivre le chemin balisé, se marier, faire des enfants ? Quelle force faut il pour être intègre jusqu'au bout ?

Quand je vois ces hommes qui traînent place de la Porte Dauphine, avec renault scenic et siège bébé à l'arrière, je me dis que ceux là n'ont pas eu la force d'aller au bout de leurs négociations. Ils ont alors choisi le mensonge, le compromis. Peut on les blâmer ? Dans un sens, sûrement, parce que, de mon point de vue, le mensonge est toujours à blâmer.

Mais, d'un autre côté, quel courage faut il pour s'affronter soi même, jusqu'au bout ?

Par Caro
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 01 2006 21:16

Sondage : Pensez vous que je sois aussi stupide que j'en ai l'air ?

Franchement, je me tâte...

Alors, après avoir remué ciel et terre pour disparaître dans le bruit et la fureur, après avoir lancé un plebiscite, après avoir évité tous les mots clefs, je viens de me rendre compte (grâce à des lecteurs très très prévenants) que j'avais laissé le principal mot clef qui pourrait aider à me retrouver... Je vous le donne en mille ! Monam... Zut de zut de zut de zut de zut !

Vous croyez qu'il m'emmerdera jusqu'au bout celui là? Et c'est où le bout exactement ?

Par ailleurs, je viens aussi de me rendre compte que, grâce encore à un gentil lecteur, j'apparaissais très vite et très facilement sur google avec le nom de la plus belle ville du monde, par exemple.... Donc, à avoir crâné comme une malade auprès de monam... que j'avais un blog et que c'était un secret et que gnagnagnagna, eh ben le blog, il a dû le trouver en deux temps trois mouvements. Surtout qu'il est informaticien. Excusez du peu !

Ah non mais avec moi, ce qui est bien, c'est que je ne fais jamais les choses à moitié. Et spécialement les conneries.

Cela dit, ce serait dommage, une belle petite connerie, de la faire à moitié... Non ?

En même temps, c'est un peu présomptueux tout ça : il faudrait encore penser qu'il ait pris le temps d'aller chercher. Comme il faudrait penser que ceux que je voulais éviter prennent le temps d'aller googoliser tout ça...

Mais, lui, je suis sûre qu'il l'a fait : parce qu'il a de longues soirées devant lui et parce qu'il s'est inquiété de ce que je pouvais bien dire sur lui.

Alors là, j'hésite.

Suis je totalement, indubitablement, éternellement ridicule ? Tapez 1.

Suis je une héroïne romantique, comme on n'en fait plus, à la scarlette o'hara ou à la iseult de tristant et iseult ou à la stone de stone et charden (besoin de rien, envie de touaaaaa, comme jamais envie de personeuuuuu, nanananana nana nanananana) ? Tapez 2.

Suis je naïve au dernier étage de la naïveté, plus, je me réincarne en Danielle Gilbert et je finis les pieds dans la bouse de vache avec un sac à main en forme d'arrosoir rouge ? Tapez 3.

Vous savez quoi ? Je crois que j'ai voulu tenter la grande aventure de l'informatique, que j'ai voulu jouer à ma bill gatesette et que j'ai découvert que le dieu informatique était plus fort que moi. De toute façon, sega, il était déjà plus fort que moi. Et c'était juste une manette devant une télé. Alors, hein, le grand mystère de la grande toile... Ouhlalalalalalala, je frémis à l'idée d'imaginer qui pourrait être en train de lire mes bêtises...

Monam..., je ne suis pas très inquiète. Il n'aura rien appris. Sauf peut être que c'était pire que ce qu'il pensait ! Que je suis à fuir jusqu'à la nuit des temps. Que je pensais aussi qu'il s'habillait mal. Ca, ça a dû lui faire vachement de la peine !! Et puis, mes bavardages, en français, je ne pense pas vraiment qu'il soit allé au bout. Il avait déjà du mal à lire son horoscope en entier, alors le côté où vais je, qui suis je, pourquoi vieillis je et c'est loin l'amérique, je ne pense pas que ça l'ait passionné plus de 2 articles.

Vous savez quoi ? Je devrais peut être retourner à mon stylo plume et à mes cahiers d'écolière, non ? C'est dangereux de se mettre toute nue, comme ça. On risque de prendre froid. Y'a bien une pièce de théâtre qui s'appelle "ne te promène donc pas toute nue", non?

C'est tout moi ça, je ne sors pas de ma salle de bains sans minimum un col roulé et je vais tout déballer sur internet, où tous les gens de monquartier et d'ailleurs peuvent connaître l'état de monâme !

Non, ça tourne pas rond là dedans !

Y'en a qui ont raison : je ferais mieux de m'intellectualiser à mort au lieu de dégénérer comme ça... Vais finir délinquante juvénile à force !

Enfin délinquante. Parce que juvénile, forcément, ça se corse.

Ouhlalalalalala, je ne sais plus quoi faire... Dois je me planquer définitivement sous moncanapé ? Ou faut que j'essaie la machine à laver, programme long ?

Qu'en pensez vous ? (puisque vous, vous pensez !)

Par Caro
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Jeudi 26 janvier 2006 4 26 01 2006 00:11

Ce soir, j'avais un dîner dans le 5ème arrondissement. So chic, isn't it ?!

Oh, ce n'est pas souvent que je vais dîner dans le 5ème arrondissement.

Soirée très agréable.

Avec des amis. Des amis qui font du bien. Des amis rigolos.

J'ai quitté la plus belle ville du monde en métro : c'est que le 5ème arrondissement, c'est quand même une aventure.

Je ne prends pas souvent le métro. Alors je me suis fait le grand tour.

J'avais une jupe qui tourne et des bottes. Je lisai "Etrangers dans la nuit". Je regardai les hommes. Je jouai à la fille.

Et je pensai : de l'intérêt d'être multiple : pouvoir dans la journée assurer une réunion à plusieurs centaines de milliers d'euros et, le soir, se prendre les pieds dans le tapis de google... !

Ca fait bien, non, de dire ça ? J'ai eu besoin de me rassurer, tout à coup ! Oui, j'assure des réunions à cher. Et j'y crois. Et les autres aussi, apparemment ! Et, après, je me dis que ce n'est pas si important. Mais, sur le coup, je joue bien le jeu !!

Dans le métro, il y avait une fille avec son copain. Elle avait une cape comme j'en ai rêvée tout mon hiver de CE2. Macopine Stéphanie Verrière en avait une comme ça. Macopine Stéphanie voulait qu'on l'appelle "Stéphane". Elle avait 8 ans, elle avait un genre.

La fille, tout à coup, dit à son copain : "Je te hais. C'est toujours pareil avec toi". Parce qu'il avait donné une mauvaise info au téléphone ou un truc comme ça. J'ai pensé que certaines personnes avaient la haine bien facile...

j'ai appelé mamaman chérie aussi. Parce que monpapa est parti golfer au Maroc. Presque aussi chic que d'aller dîner dans le 5ème arrondissement, non ?! Que voulez-vous, le chic, dans cette famille, c'est génétique... Mamaman et monpapa jouent à se détester la plupart du temps. Mais quand ils sont séparés, ils se disent que, finalement, il leur manque quelque chose. Au bout de 36 ans, c'est peut être ça l'amour : s'inquiéter parce que l'autre tousse de l'autre côté de la Méditerranée?

Voilà. Morphée m'attend. Lui. Le marchand de sable est passé...

J'ai passé une jolie soirée. On me dit qu'à force de plein de petites émotions positives, j'aurais remplacé magrosseémotionnégative. Alors, je remplis mon petit baluchon.

Restaurant dans le 5ème arrondissement donc : Le Petit Prince de Paris, 12, rue Lanneau. Allez y, c'est un bon restaurant dans une très jolie rue.

Ca, on a beau dire, mais le 5ème arrondissement, ça vaut le détour...

Bonne nuit les petits...

Par Caro
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Jeudi 26 janvier 2006 4 26 01 2006 19:38

Robert Redford, Brad Pitt, de la qualité ça madame !

Bon, en fait, ce n'est pas du tout de ça dont je voulais vous parler.

Mais je viens de croiser monvoisindudessous et, du coup, j'ai le cerveau qui a fait un quart de tour ! Pour les nouveaux de monnouveaublog, monvoisindudessous est le héros d'un ou deux articles de monancienblog ('Sex in Levallois, bis repetita' notamment).

Je sais, c'est un peu compliqué tout ça. Mais bon, James Bond, lui, ne rechigne pas devant une mission. Alors vous n'allez pas rechigner non plus, si ?!

Enfin bref.

Je viens donc de croiser monvoisin.

Et ça m'a m'a fait penser que je ne vous avais pas raconté que, l'autre fois, un dimanche soir - 23h, il a sonné chez moi.

Moui.

Disons que j'aurais pu être plus pomponnée. Si j'avais su. Mais je ne savais pas. Donc, il m'a vue comme je suis quand je suis "naturelle". A ses risques et périls !!

Il m'a entraînée dans l'ascenseur puis le parking. Je l'ai suivi. Les USA étaient vaincus, je l'ai donc suivi. L'avait un très gros problème de bip. Ca me connait assez les problèmes de bip.

Alors je l'ai aidé, bien sûr. Chrétienne comme je suis.

Bizarrement, il n'a pas souhaité abuser sauvagement de moncorps au milieu des voitures. Etrange pour un homme si prompt à donner du plaisir. Mais bon. Vous le savez, je n'ai pas l'habitude de réclamer ni de ramper. Sauf devant moncrapaud ou monussX2000 (nouveau nom de code pour qui vous savez.... mais.... chuuuuuuuutttt.... C'est bien, c'est sobre, non?!!). Donc, logiquement, je n'ai rien demandé. Nous avons parlé bip puis tout est rentré dans l'ordre. Il est parti "travailler" (un dimanche soir à 23h ???), est revenu une heure après avec une chipette du corps de laquelle il a abusé, je sais, j'étais témoin auditif reconnu par l'ONU (pauv' type va !!) et je suis remonté dans monchezmoi, dans la plus belle ville du monde.

Mais on est devenus très potes.

Et, comme ce soir je l'ai croisé avec une recrue que je ne connaissais pas encore, je me dis que, finalement, ce type là, il vaut mieux l'avoir comme pote que comme compagnon de bagatelle. Parce que là, c'est plus un ticket qu'il faut prendre, c'est carrément une résa prem's SNCF trois mois avant.

Enfin bref, légère digression donc. Car je voulais vous parler boulot. Ben oui. Ca ne peut pas être toujours la fête.

Et, en ce moment, même si on me supplie de m'intellectualiser, même si je trouve toujours une peite minute pour bouquiner gala, même si j'ai des dîners dans le 5ème arrondissement, même si je lis "Etrangers dans la nuit" en regardant les hommes, essentiellement, je ne fais que travailler. Un peu trop, peut être. Ce soir, j'avais ma dose. A 18h30, j'ai dit, "je me casse". Les deux prochaines semaines, je vais travailler environ 70 heures chacune, alors, globalement, je peux faire une petite journée de 10 heures aujourd'hui. Suis fatiguée, moi. Suis pas une machine non plus.

Cela dit, pour certains, bien sûr, ce n'est rien.

Tenez, j'ai un soupirant, par exemple, eh bien, il a pris l'habitude de m'appeler à 22h30, en sortant de son travail ou bien de m'envoyer son "dernier mail de la journée" de son bureau, à peu près à la même heure.

Oh, mais je vois que vous avez l'air surpris. Je ne vous ai jamais dit que j'avais des soupirants ? Zut. C'est tout moi ça. Au temps pour moi, les amis...!

Donc, j'ai des soupirants. Enfin, spécialement un. Intelligent. Gentil. Excessivement prévenant et à l'écoute. Excellente situation socio professionnelle. Quasiment riche (a trouvé le moyen de me dire que ses "avoirs avaient pris 50% en 2005"... pas tombé dans l'oreille d'une sourde, vous pensez bien !!). Dit "fichtre". Ca, c'est sûr, à force d'être so chic, ça me pendait au nez, un soupirant qui dit "fichtre". J'étais un peu surprise la première fois qu'il m'a dit "fichtre". Je lui ai demandé si on le tapait à son travail ou quelque chose comme ça. Aux dernières nouvelles, non.

Non, je sais, vous pensez que je suis moqueuse. "Pour une fois qu'il y en a un qui soupire pour elle", vous allez vous dire. Certes.

En fait, je ne suis pas tellement moqueuse. C'est juste que, j'ai bien cherché, mais je n'ai pas trouvé l'envie furieuse d'abuser de son corps, dans un parking glauque, la nuit. Ni même dans un relais & châteaux. Or, je me dis que c'est quand même fondamental d'avoir envie d'arracher animalement les vêtements de son "boy friend" à des heures indues dans des endroits impossibles. Surtout en début de parcours. Non ?

Je ne sais pas. Avec monussX2000, j'avais toujours envie de fourrer les mains partout. Mais là, non. Alors, je me suis dit "Caro, ma fille, tu mûris, ce doit être plus intérieur". Ben non. Rien d'intérieur, rien d'extérieur. Alors j'ai laissé tomber l'étude. Pourtant, alors qu'il me disait qu'il travaillait beaucoup, il a un jour ajouté "mais d'autres passions m'habitent..." Moui. Prometteur, certainement. Ambitieux, sans aucun doute. Mais de marbre je suis restée. Et je ne suis pas certaine que seule l'amérique soit en cause...

Donc, je parlais de montravail. Parce que, quand même, on m'a vexée en me disant que je n'étais pas assez "intellectualisée". J'ai quand même un super job.

J'ai un super patron que je ne vois jamais et qui plaisante toujours à contretemps. J'ai un supercollaborateur et une super femme de collaborateur qui m'invitent à dîner en famille le samedi soir. J'ai une stagiaire que je peux massacrer, martyriser, tyranniser à l'envi. Dont j'exige rien de moins que la perfection. J'y ai droit. Faut dire, l'a un peu provoqué la bête lorsqu'elle a justifié, le 3 janvier au matin, son absence du 2 janvier (en plein début de période ultra méga importante d'envoi de mailing) par un somptueux : "ben oui, en fait, je n'avais pas cuvé mon réveillon. Alors, je me suis dit que ce n'était pas la peine de venir"...

Ben tu penses... Tout ce que j'aime...

J'ai aussi une équipe de production qui m'appelle "cajoline" et devant lesquels je peux jouer du talon aiguille et du collier qui brille. Qui me file aussi parfois un léger coup de vieux quand je dois les sermonner parce qu'ils ont "joué à planquer la clef des toilettes des hommes"... Euh, dites donc, les gars, z'avez pas aut' chose à faire qu'à jouer avec la clef des toilettes des hommes ?? Est ce que je joue avec la clef des toilettes des hommes, moi? Non. Bon bah alors.

Non, mais, en même temps, j'ai des soupirants, je n'ai pas vraiment besoin de jouer avec la clef des toilettes des hommes.

Ca ferait un bon titre de polar, ça, non, "la clef des toilettes des hommes" ? De l'intrigue, du suspense, du torride...

Me demande, justement, si je ne devrais pas faire un petit break, moi, me rassembler, me retrouver...

Par Caro
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 01 2006 19:41

On a bien dit qu'on se disait tout ? Alors, vous voulez la vérité ? Je suis crevée. Vidée. Au bout de monrouleau. Et puis j'ai froid. Je sais que tout le monde a froid, mais moi, j'ai plus froid que tout le monde. Parce que je ne suis bien qu'à 35°C... Pas même le courage d'aller au cinoche, d'appeler unecopine ou d'aller boire un verre avec moncopain O. que j'adore.

Mon but dans la vie, ce week end? Pardon, c'est cruel pour ceux qui n'en ont pas, mais c'est oublier que j'ai un travail. Et me reposer.

Et oublier qu'Angelina est enceinte.

Quand vous savez qu'une fille comme Angelina Jolie existe, comment font les filles comme moi ? Une Angelina Jolie, ça vous colle pour toujours au rayon des produits en solde.

Et dites vous bien que, quoiqu'il arrive, dans un mois, un mois et demi, dès que les bambins auront repris la classe et que les célibataires trentennaires dans le vent comme moi pourront enfin prendre leur place, JE ME BARRE EN VACANCES !

Non, n'insistez pas, il faudra vous passer de moi pendant 8/10 jours. Vous n'en mourrez pas, allez... Bien sûr, s'il y a des candidats pour m'accompagner, je peux étudier certains dossiers...

A vrai dire, j'hésite un peu sur la destination.

Depuis que je paye quelqu'un tous les 15 jours pour passer uncap et m'entendre dire que je dois - à tout prix - nourrir moncerveau de choses hypra intellectuelles, j'hésite sur la teneur de mesvacances.

Enfin, je dis "vacances"... Si les impôts et les radars me laissent trois sous. Je ne vous ai pas dit que je m'étais faite harponner par un radar, à 57 km/h ? Notez, les radars, je suis pour. Surtout pour les autres. Mais, là, une machine planquée derrière un arbre, un vendredi soir, c'est quand même très cruel : plus moyen de faire du charme à la maréchaussée...

C'est que je n'ai jamais eu de prune de ma vie, moi, grâce à quelques sourires, un peu d'humilité opportune et deux/trois battements de cils... Rose de confusion, je m'en sortais avec un "oh pardon, monsieurl'agent, je m'esssscuse très très fort d'avoir coupé la ligne blanche. Mais, en fait, je suis perdue, complètement perdue... Vous ne voudriez pas m'indiquer le chemin ?". "Bon d'accord", il répondait en général, "mais la prochaine fois...." "Oh, il n'y aura pas de prochaine fois, monsieurl'agent, je promets, je jure..."

Tandis que là, qu'est ce que vous voulez faire ? On est complètement démunies, nous les filles : nous voilà à la même enseigne qu'un gros barbu. Zut alors.

Enfin bref.

Je parlais donc de vacances.

Au début, je pensais à New York. Ca fait longtemps que ça me tente. J'ai commencé par acheter le guide il y a quelques mois. Bon, je ne vous cacherais pas que j'hésite beaucoup quand même. Parce qu'on m'a dit qu'à New York au mois de mars, on se gèle grave. Pas très envie d'aller me geler chez les Amerloques, en fait. Pourtant, pour m'intellectualiser, je me serais intellectualisée, j'aurais fait tous les musées et Broadway et Central Park et Ground Zero et Ellis Island et l'Empire state building et tout et tout. J'aurais pu vous réciter le guide à mon retour. Je ne sais pas. Pour l'instant, NY tient la corde, on verra.

J'ai aussi pensé à l'Egypte. Bien envie d'aller voir les pyramides. Depuis longtemps aussi. Je me dis qu'un regain d'éternité, ce ne serait pas mal pour passer ce fameux cap. En plus, je commence à trouver qu'il est pesant de vivre sans avoir vu les pyramides. J'ai 33 ans, ne l'oublions pas. Je commence à être un peu vieille pour être inculte. On me dit que l'idéal pour l'Egypte, c'est une croisière sur le Nil... Moui, mais comme j'ai un affreux mal de mer, j'hésite beaucoup. Pas envie d'être malade pour mes seules vacances en 8 mois. En plus, quel genre de mari vais je trouver sur le Nil ? (Ben oui, quelques jours de vacances, c'est l'occasion de repartir à la chasse au mari ! Faut quand même que je reprenne mes activités, ne vais pas passer ma vie à rejeter les soupirants, ni même à soupirer. Et pourtant, j'ai le soupir tenace...). Mais une croisière en Egypte, au mois de mars, je ne vais être qu'avec des couples. Ou des vieux. Ou des vieux couples. Oh, non alors ! Pitié. La pauvre petite jeune femme délaissée, oubliée, évacuée sur le Nil... Non... Ca pourrait être furieusement romanesque, mais non, pitié, j'en ai marre du roman. En plus, il est trop tard pour la langueur.

Alors, je ne sais pas. Si j'arrive à faire abstraction de macondition, j'irai peut être en Egypte. Parce qu'il fait beau là bas. Et que, quand même, les pyramides m'appellent. Moi. Personnellement. Je les entends, la nuit, dans mon lit, au coeur de la plus belle ville du monde "viens, Caro, viens nous voir...". Vous ne les entendez pas, vous, les pyramides, la nuit ? Ah non ? Tiens... Bizarre.

Ma troisième hésitation, ce sont les Antilles. Le soleil. La chaleur. La plage. La mer. Les G.O. Et puis ça fait longtemps aussi que j'ai envie d'y aller. Je ferais des excursions. Je dormirais. Je me baignerais. Je reviendrais toute bronzée. Fatale. Je n'aurais plus cette tête de déterrée qui fait peur aux enfants. J'aurais retrouvé le soleil et la lumière. Je serais requinquée.

Mais, suis je assez mince pour aller aux Antilles ?

Vous voyez, je suis très indécise. Peut être vais je faire tourner ma chère mappemonde et la laisser décider. Attendez, je fais un test : ah mince... La mappemonde a décidé... Hawaii !!!! (je le jure). Bon bah, va pour Hawaii !!!

De toute façon, tout ce qui pourra m'éloigner de la plus belle ville du monde sera bien...

Bon, bah, en attendant Hawaii, mes p'tits cocos, ce week end, vous me trouverez chez moi, dans mon lit ou dans ma baignoire. Ou les deux. Avec un bouquin.

Tiens, en parlant de bouquins, et puisqu'il faut que je devienne très intellectuelle sur ordonnance, parfois, je vous glisserai quelques trucs que j'aime vraiment.

Ce soir, ce sera trois artistes que j'aime infinimment, mes préférés, sûrement : Peter Beard, Scott Fitzgerald et Andy Warhol. Tous américains ? Aucun rapport. Je les aimais avant, je les aimerai après.

Bon week end.

Par Caro
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Samedi 28 janvier 2006 6 28 01 2006 16:54

Je ne crois pas vous en avoir déjà parlé. Et pourtant, c'est une part importante de maviemonoeuvre.

J'y pensais tout à l'heure alors que je revenais de la fnac et de la bibliothèque de la plus belle ville du monde, congelée, le nez perdu pour la science et terrassée par une irrésistible envie de faire pipi.

De toute façon, sachez le, on peut être divine et avoir envie de faire pipi 10 minutes après être sortie de chez soi. Systématiquement. C'est moncas.

Je me disais donc qu'il faudrait que je fasse un article là dessus, sur les psys. On va encore me taxer d'exhibitionnisme. Tant pis. Ceux qui sont là l'ont choisi, pour le reste, ce n'est pas monproblème.

Globalement, à moins d'accepter sa triste condition, une Bridg... est condamnée à finir chez le psy. A "commencer" chez le psy dirait macopine A. Certes.

J'ai moi même une assez longue expérience de la question qui date de nombreuses années, bien avant de penser que je serais un jour une Bridg... ou quoi que ce soit qui y ressemble. Comme macopine A., c'est un domaine qui m'intéresse beaucoup. Personnellement et intellectuellement. J'ai tendance à penser que tout le monde aurait à y gagner, mais je ne force personne, bien entendu. Macopine A. en a fait une chose très importante de sa vie, elle travaille sur ce sujet depuis des années de nombreuses façons, en individuel, en groupe. C'est une passionnée. Pour ma part, depuis quelques années, j'essayais de m'en tenir éloignée. Même si, lors de mon dernier carrefour professionnel, j'ai pensé un moment reprendre monanalyse et des études de psycho pour m'orienter dans ce domaine. Je ne dis pas que je ne le ferai pas un jour. Car, contrairement à l'image que je donne souvent, je sais aussi être une "écouteuse"...

Je cherche d'ailleurs un blog de quelqu'un qui raconterait son analyse, au jour le jour. Mais je n'en trouve pas. Si vous en connaissez un, merci de me donner le lien.

Récemment donc, à l'occasion de la nouvelle année et des chambardements amicaux et familiaux qui l'ont accompagnée, j'ai décidé de me re-tourner vers cette "solution".

Pour passer le cap. De monussX2000. Bien sûr. Pour d'autres choses aussi, sûrement. Parce que, malgré les apparences, je suis assez lucide et je constate que, malgré mes efforts répétés, je n'ai pas encore gagné la partie de l'oubli et de la page tournée.

Question : est ce que monussX2000 me manque ? Yes. Indeed.

Alors je me suis dit que j'allais me faire aider, quelques temps, gentiment. Parce que je bataille depuis longtemps et que je ne m'en sors pas. Et parce que je sais bien que j'aurai du mal à m'en sortir seule. Je mets mes réticences de côté et j'y vais.

Macopine A. m'a donné une adresse, dans la plus belle ville du monde. Car, pas question que ce soit une trop grosse contrainte. Donc pas trop loin de chez moi ni de mon travail.

J'y suis allée deux fois déjà.

La première fois, c'était facile. "Bonjour, je m'appelle Caroline, je suis là pour que vous m'aidiez à oublier quelqu'un, à passer un cap" ("cap", c'est le mot que j'emploie le plus en ce moment, cap Horn, cap de Bonne Espérance, cap Vert, ...). D'accord. Oh, c'est une "Jungienne", une théoricienne, elle ne m'a pas brossée dans le sens du poil, elle ne s'est pas appitoyée sur monsort. Elle ne m'a pas dit que monussX2000 n'aimait que moi, en secret...! Non, elle m'a dit que les femmes s'attachaient à ces hommes là parce qu'ils les rejetaient. J'avais compris. J'étais là pour entendre ça, je ne l'ai pas mal pris.

Attention, qu'on ne se méprenne pas : je n'y vais pas pour dire du mal de monussX2000, je n'ai JAMAIS dit du mal de lui, ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.

Mais j'ai aussi besoin d'entendre certaines choses. Même si je les connais déjà.

C'est lors de cette première rencontre aussi qu'elle m'a dit que j'étais à classer dans la catégorie des "émotives +++" qui ne vivent qu'à travers le sentiment et l'émotion, qu'ils soient amicaux ou amoureux. Qui se fragilisent donc outre mesure. Puis elle a ajouté : "comme vous avez horreur du vide émotif, quand vous n'avez pas d'émotion à vous mettre sous la dent, vous allez chercher la plus forte que vous ayez sous la main, même si elle vous fait mal, à savoir votreussX2000"...

Moui. Pas faux peut être.

Bon, ce serait peut être aussi un peu trop simple : je sais bien aussi qu'il me manque, lui, physiquement et en tant qu'individu. Mais bon, elle a raison sans doute.

Alors, c'est là qu'elle m'a dit que je devais à tout prix occuper mon esprit autrement qu'avec montravail et messentiments. Par de l'intellectuel. Dans ce domaine, quand, à sa demande, j'ai décrit mesactivités extra-professionnelles, elle a conclu que je boxais nettement en dessous de macatégorie. Et que ce n'était pas bien. Que je devais me forcer à étudier des domaines beaucoup plus concrets et arides.

Le plaisir vient de l'obligation, dit elle.

J'écoute. Je suis docile. Je suis d'extrême bonne volonté. MonussX2000 ne fera pas partie de monannée, alors je suis prête à tout. Même aux bains de boue et aux cataplasmes d'endives sucrées.

Pour l'instant, au milieu de cet hiver désolant, j'avoue que je suis plus dans l'obligation que dans le plaisir. Mais je fais confiance. J'ai fait cette démarche, autant lui laisser le bénéfice du doute et me laisser guider.

Lors de la 2ème rencontre, c'était plus difficile. D'abord parce que c'est toujours dans la journée et que je dois laisser tomber ma panoplie de wonderwoman qui maîtrise tout pour revenir dans la peau de la petite Caro qui, comme vous avez pu le constater, ne maîtrise pas grand chose. La transition est donc assez rude.

La psy a alors poursuivi sur le même thème, le besoin de se remplir, la nécessité d'occuper, de contraindre son cerveau. Elle pense aussi que le plaisir est décuplé par l'effort... Moui... Suis pas sûre d'être totalement en phase. Mais je laisse venir.

Ce fut cependant plus dur pour moi.

Parce qu'accepter d'entamer vraiment ce parcours avec elle, c'était valider complètement le fait que je voulais oublier DEFINITIVEMENT monussX2000. C'était être au milieu de l'eau, du courant, et lacher sa main. Pour toujours. Et accepter d'aller là où le courant va m'emmener.

Rigolez, rigolez, ça a l'air simple comme ça... Eh ben ça ne l'est pas. Ca fait mal de partout même. Mais c'est une démarche volontaire. Que je dois assumer. C'est, cette fois, vraiment, "pour monbien" ! Bon, je connais la musique. Je vais lâcher tout de suite, je ne vais pas rentrer dans le jeu des "résistances", je vais gagner du temps. Mais c'est une sacrée bataille, je vous assure...

Cette deuxième fois donc, j'étais en face d'elle. Je tripotais mon pull, je tripotais ma bague, je tripotais mes mains, je n'étais pas fière. "Sois courageuse" je me disais. "Acceptez de pleurer puisque vous en avez envie. Les kleenex sont sur la table basse à côté de vous", disait la psy. "Mais je n'ai pas envie de pleurer", je lui répondis, la voix étranglée, deux grosses larmes planquées derrière mes lentilles...!

Je ne la revois pas avant plusieurs semaines, les psys prenant beaucoup de vacances !

En attendant, comme elle me l'a conseillé, je note mes rêves (c'est calme de ce côté là) et je me plonge dans les bouquins. Comme je n'ai pas trop le droit aux romans ("encore des sentiments"... ah zut !), j'attaque l'art américain des années 60. Comme je le disais hier, c'est purement par goût. C'est ce que j'aime : Warhol, Bacon, Beard. Je vais commencer une biographie d'Andy.

Interrogation écrite à la prochaine séance !!!

Par Caro
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 01 2006 12:51

Allez, viens, moncaddie, on va se promener !

 

Hier, on a fait franprix et les bouteilles, aujourd'hui, on va dans le centre... au marché !

 

L'essentiel, dans la plus belle ville du monde, pour être comme tout le monde, c'est d'avoir un truc qui roule. Une poussette ou un caddie.

 

Parfois, j'aime bien être comme tout le monde.

 

"Unesalade, unchoufleur, unecarotte, allleeeezzzz, allleeeezzz, elle est belle ma batavia !!". "Des tulipes comme ça, messieursdames, c'est du jamais vu !!!"  C'est le marché, le dimanche, à Lev a llois (z'avez vu l'astuce ?!)

 

J'ADORE !

 

Et, surtout, surtout, ils sont revenus ! Les musiciens devant le shopi...

 

Chaque fois, je m'arrête. Et j'ai les larmes aux yeux.

 

Si j'avais des enfants, je les emmènerais écouter les musiciens devant le shopi, le dimanche, jour de marché, à Lev a llois. Ca leur ferait des madeleines, dans leur petit baluchon, pour plus tard.

 

Monbonheur pourrait ressembler à ça. Je crois que je ne demande pas plus.

 

Des madeleines toutes chaudes, justement, c'est ce qu'on achetait avec mamamie chérie, au marché, pendant les vacances, il y a environ 25 ans... Des macarons à la noix de coco pour mon frère et des madeleines pour moi. Qu'est il devenu le petit monsieur des madeleines, dans son camion blanc ?

 

 

 

 

Par Caro
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