Texte libre

 

Bonjour à vous qui passez par ici, 

 

Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

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Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 19:20
J’avoue que je n'ai plus trop envie d'écrire ici comme un journal de ma vie.
Quant à avoir des avis éclairés sur la nature et les relations humaines, je pense que je ne m'en reconnais plus trop le droit, tant je les comprends de moins en moins.
Et puis, humainement, dernièrement, j'ai un peu pataugé.
Où les petites humiliations font les grandes rivières.
Une soirée, d'abord, la semaine dernière où j'étais la seule qui n'était pas en couple.
Un congélateur.
La sensation d'être la pestiférée la moins désirable de l'Ile de France.
Le parcours du combattant pour s'intégrer à des groupes de couples qui n'ont absolument pas envie d'être pénétrés... La fermeture d'esprit totale.
La sensation totalement humiliante d'être un confettis égaré.
Se demander pourquoi on en est là.
Se demander pourquoi on subit ça.
Se demander pourquoi on s'inflige ça.
Se dire qu'on pourrait se trouver n'importe quel mec, juste pour ne plus avoir à subir de genre de situation.
Et puis, le comble.
Au bout d'un combat acharné, je réussis à discuter (weight watchers !!) à un jeune homme.
Au bout d'1/2 heure (3/4 heure ?) de conversation, on me fait savoir que "l'amie" du jeune homme commence à quelque peu "s'irriter" de cette discussion...
Serais je une voleuse d'homme ?
Serais je un électron libre lâché dans les soirées, l'oeil pomponné et le collier évocateur, avec pour but de subtiliser le compagnon innocent de demoiselles bien sous tous rapports ?
Abasourdie.
J'étais abasourdie.
Totalement décontenancée.
Je semble être tellement peu désirable que je me traîne lamentablement seule à la moindre soirée sous les lambris et l'on m'accuse d'être une allumeuse et une voleuse de mec ??
Avant que les bras ne m'en tombent complètement, je me suis éclipsée, laissant la preuse victime à son attache.
Humiliée.
Le lendemain, au terme de plusieurs épisodes que j'ai totalement passés sous silence, tombe l'épilogue de mon aventure américaine :
"You scare me a bit", dit il...
Genre Glenn Close dans Liaison Fatale.
Genre "pleeeeeeeeeaaaase, lâche moi la grappe !".
Je pense que j'ai passé mon dimanche et mon lundi sous un meuble. Pour ne pas qu'on me voie et pour ne pas mourir de honte.
Il était mon Mister Big, il me supplie de le laisser tranquille, il me prend pour une folle.
Je n'ai pas voulu l'écrire, je n'ai pas voulu le faire savoir car je n'ai plus envie de dire que je suis nulle, parce que je ne le suis pas, même si je me comporte parfois de façon légèrement masochiste et obsessionnelle.
Alors je me suis tue.
Et puis le point d'interrogation de Joke, et puis ne pas laisser tomber l'écriture et les lecteurs pour les jours où j'en aurai vraiment besoin, à nouveau.
Ce week end, ce n'était pas prévu, mais j'ai passé une soirée avec une de mes anciennes passions, avec un groupe d'amis.
3 ans que je ne l'avais pas vu.
Il y a 3 ans je m'étais demandée ce que j'avais pu lui trouver quelques années auparavant.
Et puis là, je ne sais pas, une place à prendre peut être, je me suis rappelée ce que je lui avais trouvé. Mais je ne lui redonnerai pas cette place. Arrêtons les débats, arrêtons les dégâts.
Mais une question me vient ce soir : désaime t on les gens qu'on a aimés parce qu'on en aime d'autres ?
Faut il comparer ?
Faut il définitivement les rayer de sa liste parce que les choses n'ont pas marché comme on l'aurait souhaité ?
Peut on encore avoir de la tendresse pour un souvenir, au risque de s'y faire mal ?
Désaimer quelqu'un protège t il de la récidive ?
Désaimer est il un devoir ?
Désaimer est il indispensable ?
Désaimer est il systématique ?
Désaimer est il possible ?
Désaimer est il souhaitable ?
Faut il fuir les souvenirs ?
Faut il les laisser rangés à leur place, c'est à dire loin du présent ?
Je vous rassure, j'ai les moyens de me protéger de ce nouvel épisode.
Mais je me demande : que se passe t il dans la tête et dans le coeur de ceux qui se sont aimés et qui ne s'aiment plus ?
Quel goût le désamour a t il ?
Par Caro
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Commentaires

Un gout amer, tres amer Une amertume que l'on voudrait effacer mais qui est impregné au plus profond de soi.
Commentaire n°1 posté par Le tendre le 17/03/2008 à 06h45
Ah chère Caroline contente de pouvoir te relire à nouveau, même si j'aurais préféré voir un peu plus de soleil dans ta vie.. Je ne suis pas la seule ici à penser que tu mérites tellement mieux.. Pour ce qui est des gens qui ont traversé notre vie, je pense que l'on ne désaime pas... on essaye d'oublier.. même si ceux que l'on a aimé restent gravés en nous pour toujours..
Commentaire n°2 posté par Nathalie le 17/03/2008 à 14h25
Hello, Bienvenue au club des "Qu'est-ce que je fous là ; suis-je un extraterrestre ?". Beaucoup à dire sur le sujet, mais tu le racontes bien, et surtout tu ne poses pas vraiment de question, alors je me limite à te dire que je crois comprendre. Avec l'envie de te prendre par l'épaule au cours de cette soirée, de partir à Cabourg, regarder frigorifié le jour se lever ... et tu as les réponses à toutes tes questions qui suivent, en une seule réponse : ne te pose donc pas ces questions, vis l'instant (Carpe Diem). Désaimer est autant possible qu'impossible, autant souhaitable que non, les souvenirs sont autant des boulets que des caresses, tout dépend de l'instant. Adapter sa vie au coup par coup plutôt que d'essayer de la planifier à l'avance, c'est ce que je fais depuis quelques années, c'est déstabilisant mais c'est jouissif pour le planificator que j'étais. Et puis , si j'ai fait naitre une petite moue amusée et interrogative sur ton minois, c'était un bel instant ! Biz, Arnaud
Commentaire n°3 posté par Arnaud le 17/03/2008 à 14h32
Dans "Bons baisers de Russie", un des premiers James Bond, il y a une scène où deux gitanes se livrent un combat (à mort!) pour décider laquelle aurait droit à l'homme qu'elles aiment toutes deux… L'histoire ne dit pas si la première avait surpris la seconde en pleine discussion "Weight Watchers" avec l'homme… C'est l'expression "voleuse de femme" qui m'a fait penser aux gitanes. Les gitans sont toujours traités de voleurs : "voleurs de poules, jeteurs de sorts…" pour paraphraser la chanson. "La propriété, c'est le vol", écrivait Proudhon. .. Pour avoir quelque chose ou quelqu'un à soi, il faut nécessairement le soustraire aux autres. Caro le sait. J'ai été volé. Ma présente femme m'a volé à l'autre. Ce n'était pas un rapt. J'étais consentant. Donc, Caroline, pourquoi hésiter à voler si l'objet du délit est consentant ? (Tiens "?" ! C'est important "?" ! Pas même un "point d'interrogation", juste un "?") Je comprends mal (euphémisme) le "you scare me a bit". C'est pas de Caroline qu'il a peur, le pauvre. C'est de lui. Peur de devoir rompre avec ses habitudes, sa liberté, ses "autres" peut-être. You can't lose much by losing that chap, Caroline. Pour le blog, il ne faut pas être esclave. Ecrire quand on a envie. Et tant pis si Joke met 77 "?", he'll please to read a new post when Caroline is ready for it. Best love from me.
Commentaire n°4 posté par Joke le 17/03/2008 à 16h28
Oops! He'll BE pleased, bien sûr !
Commentaire n°5 posté par Joke le 17/03/2008 à 16h30
Désaimer n'est ce pas d'abord apprendre à s'accepter accepter d'avoir aimé et ne plus être aimé. Apprendre à accepter ses erreurs ses faiblesses, à avancer dans la vie. Désaiemer c'est accepter d'avoir un coeur l'entendre battre C'est le goût des larmes le parfum de celui ou celle qui vous aquitté ou qu'on a laissé partir. Désaimer c'est indispensable parce que c'est l'autre face d'aimer ....
Commentaire n°6 posté par caroline le 17/03/2008 à 22h29
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