Texte libre

 

Bonjour à vous qui passez par ici, 

 

Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

Ou que vous soyez un(e) lecteur(rice) assidu(e) 

 

  

Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

Pour me joindre : cc22m8@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

Recommander

Recherche

Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 20:57
DSC02783-copie-1.JPG

Mesp’titscocos, dans quelques jours, je m'envole pour New York.
Encore quelques jours de boulot épuisants et à moi la grosse pomme !
YES !
Finalement, tout est changé : je ne pars plus seule mais avec macopine V qui rêvait de découvrir New York et qui vient une semaine avec moi, dans monloft ! Un couple d'amis communs qui passe ses vacances au Canada va nous rejoindre quelques jours et macopine C., elle aussi au Canada pour quelques jours va peut être me rejoindre.
SUPER !
Je crois que 11 jours, ce ne sera pas assez. Surtout que je dois aussi aller voir les gens de monbureau là bas. Et d'autres amis qui vivent à Soho !
Mais bon, ce sera super.
J'ai hâte aussi de rencontrer Mary Jo, propriétaire du loft que je loue et qui va nous accueillir à notre arrivée dans East Village. Ce serait sympa de sympathiser et qu'elle nous montre des choses de la "vraie vie" de là bas, le but étant de vivre comme les New Yorkais même si les vacances, ce n'est pas une idée très new yorkaise !!
Je vais essayer de vous tenir un journal quotidien de monvoyage, grâce à lapetitevadrouille. D'ailleurs, j'ai une question pour les pros : 
Voilà : j'ai la possibilité d'avoir un ordinateur portable et, dans l'appartement, il y a le wifi. Seulement, on m'a dit que le wifi français n'allait pas fonctionner sur le wifi américain... Je n'y connais rien. Est ce quelqu'un peut m'aider là dessus ? Sinon, tant pis, j'irai le faire au bureau de là bas mais ce ne sera peut être pas tous les jours.
Ouhlala, mesp'titscocos, j'ai hâte, j'ai hâte ! Toutes les vacances à la mer ne me rendraient pas aussi heureuse que mon prochain départ pour les States !
Allez, je vais écrire un mail à ma proprio !
See you mesp'titscocos !

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 21:43
Ce soir, mesp’titscocos, 80 € pour m’entendre dire :

« Pour tomber amoureux, il faut :

-         S’aimer

-         Accepter d’être aimé

-         Etre insouciant, dans la légèreté »

… Ben c’est pire que la grosse cagnotte du loto : je n’ai même pas un bon numéro !!

Zut alors.

Mais c’est pas grave, elle dit, on peut faire des bébés jusqu’à 45 ans… Comme Elise Lucet !

Génial. Mon gamin aura dix ans quand j’aurai l’âge que mamère avait quand elle est devenue grand-mère pour la première fois…

Non, c’est sûr, comme je le disais ce week end à mamanchérie, je me sens comme une fashion victim qui s’y est mal pris et qui fait les soldes le dernier jour de la dernière semaine : quand il ne reste plus que le 34 ou le 46 et quand il ne reste plus le pull qu’en moutarde. Quand le 38 et le 40 et le fuschia sont partis depuis longtemps au bras de femmes beaucoup plus prévoyantes…

Et moi, ayant chanté tout l’été, je me trouve fort dépourvue quand la bise fut venue : je suis une cigale de l’amour, quoi.

Sauf que le 34, je n’y rentre pas une cuisse et que le 46, je flotte dedans. Et que, le moutarde, excusez moi pardon mais, vraiment, non, vraiment, CA NE ME VA PAS DU TOUT AU TEINT !

Mamanchérie, toujours étonnée de ce que son zébulon de fille peut toujours lui sortir, me répond :

« oui mais tu sais, le fuschia, il ne va pas à tout le monde non plus : il va bien aux brunes mais moins aux blondes »…

Mouimouimoui.

Et elle ajoute : « tu vas râler mais écoute ta mère : va dans une agence matrimoniale : il te faut quelqu’un qui te connaisse, qui sache ce qu’il te faut, même si c’est un pull moutarde ! »

NOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNN.

« JE REFUSE », j’ai dit.

Le moutarde ne passera pas par moi. Jamais je ne subirai l’humiliation de m’inscrire dans une agence matrimoniale au milieu des pulls moutarde, ocre, vert bouteille et marron rouille. JAMAIS ! Plutôt me réinscrire sur le site tout tic tic !

Trop orgueilleuse, peut être, la cigale. Peut être.

Allez, sur ce, je retourne voir l’amour est dans le pré. Nettoyer la bergerie les pieds dans la bouse de vache, c’est peut être mon truc après tout ! En plus, décemment, on ne peut pas me trouver plus moche que la gracieuse Aurore.

Donc j’ai mes chances.

Faut s’aimer elle a dit.

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /Juil /2007 20:15

A midi, assise à monbureau en train demanger les haricots verts frais délicieux que j'ai achetés au marché de la plus belle ville du monde, je lisais ça :

Num--riser-copie-1.jpg

Estimant qu'à 34 ans j'étais adulte et que, donc, je pouvais lire le supplément été de Marie-Claire sans craindre les foudres divines.
Il y a des points de vue d'hommes, c'est toujours intéressant de se faufiler de l'autre côté du miroir... En l'occurrence, c'était leur point de vue sur l'épilation des parties adéquates... Bon appêtit bonjour !
Il y avait l'histoire de la journaliste qui s'offre une nuit avec une femme pour faire avancer la presse, il y a des témoignages sur des films pornos etc...
Pas inintéressant, cela dit, entre deux haricots verts.
Finalement, une idée en entraînant une autre, j'ai eu envie de parler de désirs, des miens, de ceux des autres, en voyant avec quelle facilité les gens en parlaient.
Bon, je vous passerai mon avis éclairé sur l'épilation ticket de métro et vous parlerai plutôt de mon rapport au désir, aux désirs.
Je me suis rendu compte, en lisant ce supplément bien innocent, que, finalement, le désir était quelque chose que je souhaitais contrôler le plus possible.
Le mien, d'abord. C'est facile. J'éprouve très rarement du désir. Et quand j'en éprouve, il dure...! Cela dit, quand il me surprend, je n'en ai pas peur. Peut être parce qu'il me surprend rarement.
Le désir des autres est plus difficile à contrôler. Plus encombrant, plus intimidant, il me fait plus peur. Il me fait peur tout court. J'ai compris ça, soudain.
Je veux être libre du désir des autres. Je veux choisir ceux qui ont du désir pour moi, je ne veux pas subir le désir - même non exprimé - de ceux que je n'ai pas choisis. Je veux être toute puissante du désir.
Je ne veux pas que le désir me dépasse.
Sinon je suis mal à l'aise, je suis déstabilisée, j'ai peur.
Comprenez, il y a vraiment très très peu de moments dans la vie où je ne contrôle pas les choses. Même la parole intime, personnelle, je la maîtrise : quand je me dévoile, je sais ce que je dis, ce que je fais, jusqu'où je vais, jusqu'où je ne vais pas. Je ne perds jamais de vue le contrôle. Ce n'est pas une volonté, ce n'est pas un calcul, c'est comme ça. Un mode de fonctionnement, sûrement. Je suis comme ça. Ou je suis devenue comme ça.
Hier soir, un collègue m'a envoyé un sms de travail et a ajouté que j'avais une jolie robe. J'étais très mal à l'aise, je ne voulais pas en entendre parler. Parce que, ne me le dire que le soir, alors qu'il aurait pu le dire en riant pendant la journée, signifiait qu'il m'avait observée toute la journée. Et puis, c'était incongru : c'est un collègue, il est marié et nos rapports, bien que très affectueux, ne sont pas du tout sur ce registre. Je n'aime pas ça.
Je ne veux pas qu'on me regarde, je ne veux pas qu'on me désire.
Sauf si je l'ai choisi.
Même si je fais en sorte de m'habiller de manière relativement élégante et attirante : je ne mets pas des sacs pour qu'on ne me voie pas !
Je veux qu'on me regarde mais pas avec ses yeux là.
Compliqué, me direz vous.
Freudien, oedipien... !
Sûrement.
C'est pour cela, sans doute, que, malgré des abords très accessibles et plutôt assez chaleureux, dès que le moindre désir s'exprime ou dès que je sens que je ne contrôle pas le sens des rapports, je peux devenir très cassante et un vrai glaçon. Jusqu'à ce que le danger soit écarté. Et le désir évanoui.
C'est pour cela que je ne suis pas une séductrice. C'est pour cela que je suis inabordable : trop près, je deviens un hérisson. Un hérisson extrêmement efficace : le plus motivé des hommes se carapate vite fait ! Ou alors il faut que l'homme soit complètement dans un autre registre que la séduction : et alors, là, je deviens une charmeuse.
Mais, trop près, trop précis, trop "désirant", je me barre en courant.
Pas toujours, me direz vous.
Non, mais, faut avouer, très souvent.
Je ne sais pas pourquoi j'ai peur de perdre le contrôle : peur de souffrir ? Bah, j'ai déjà pas mal souffert à cause des sentiments et je n'en suis pas morte !
Non. Peur de ne pas être à la hauteur, sans doute. Peur de ne pas être assez désirable. C'est un comble : fuir le désir des autres de peur que celui ci s'échappe...
Je suis épatée par tous ceux et celles qui se laissent aller au désir des autres, qui le vivent comme quelque chose de simple, de naturel et de libérateur.
Je suis coincée, vous allez dire.
Oui, sûrement.
Mais peut être pas.
A vrai dire, je ne sais pas comment on se laisse aller dans la vie. Je ne sais pas comment on laisse échapper une situation. Et, pour accueillir le désir, il faut bien sûr ne pas maîtriser les choses.
C'est assez douloureux, vous savez, mesp'titscocos.
Parce que je sens maintenant que la vie m'échappe. Je veux dire, la vie que je voudrais avoir.
Je sens que la vie a toujours été un jeu trop sérieux. Je sens que le plaisir en est absent et ça me peine.
Cela vient sûrement de très loin, cette histoire. Tous les psys que j'ai rencontrés ne l'ont peut être pas cerné parce qu'il y a assez peu de temps que je l'exprime.
Grâce, encore une fois, à monaméricain : "I'd like to see you lose your control", il disait. Il avait compris, comme il comprenait beaucoup de choses.
Si, comme le pense Cécile, il s'agit toujours de piquer Papa à Maman, alors c'est peut être une attitude que j'ai adoptée pour plaire à monpapa.
Monpapa pensait que toutes les femmes étaient des "salopes", des tentatrices, des immorales et que l'homme était un pauvre jouet dans leurs mains. Il pensait (et pense toujours) que les femmes étaient des êtres inférieurs.
J'ai assez vite compris que, pour séduire monpapa, il fallait que je le fasse avec moncerveau. Que monpapa aimait mon cerveau. Il me trouvait intelligente, j'étais bonne élève. Maintenant, il déborde de fierté, il admire montravail. Physiquement, nous n'avions pas beaucoup de relations : ce n'est pas un papa qui changeait les couches de ses enfants ou qui donnait à manger. Physiquement, petite, je ne me souviens que de règles :
pas de jupes en dessous du genou, il faut se tenir comme ci et comme ça quand on est une petite fille bien élevée, il aimait les cheveux longs, j'avais les cheveux longs, pas dans les yeux. Mon père aimait le sport, mon frère faisait du sport, moi non : ils avaient donc un rapport "physique". Moi je ne pouvais pas me battre sur le terrain du corps.
Alors, très vite, j'ai détaché mon corps de ma tête. Et j'ai écouté l'une et ignoré l'autre.
Comment voulez vous que j'apprenne le désir ?
Quand on a appris que le désir faisait de vous une mauvaise fille ?
Vous me direz : le temps a passé et il serait temps d'évoluer et de passer à autre chose.
Certes...
Mais, on met du temps à devenir soi même.
Allez, je me replonge dans le supplément de Marie-Claire !

 

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 22:05
Mesp’titscocos, j'ai appris une bien triste nouvelle ce soir : j'ai perdu l'un de mesp'titscocos...
Jean Marie, l'un de mes plus anciens lecteurs, qui laissait des commentaires sous le pseudo de fx6bx est décédé la semaine dernière, d'un cancer, il n'avait pas tout à fait 60 ans, je crois.
Il m'avait téléphoné, quelquefois, il vivait dans la plus belle ville du monde, depuis longtemps. Il m'envoyait des photos de la plus belle ville du monde dans les années 50. Il était plein d'attentions, de gentillesses.
Il a vécu seul, désespérément seul, une grande partie de sa vie, je crois. Il disait que c'était comme ça, qu'il n'avait pas rencontré l'amour.
Une vie de solitude.
Alors, je voudrais que nous ayons tous une pensée pour lui, ce soir, même si on ne le connaissait pas vraiment.
Pour qu'il ne soit plus vraiment seul.
Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 22:57
Je suis en colère.
J'explose.
Je bous.
Je suis révoltée.
Même s'il y a la déforestation au Pôle Nord, la guerre en Amazonie et la fonte des glaces en Irak.
Rien à foutre.
Suis en colère.
J'ai écouté tous les conseils.
Je n'ai plu vu depuis des mois le seul mec qui me donnait un peu d'air parce que "ce n'était pas bon pour moi", que "ça ne permettait pas aux autres rencontres de se faire" etc etc.
J'ai présque réussi à le chasser de mavie. J'ai rencontré d'autres personnes pour lesquelles je me suis forcée à éprouver des pseudos sentiments. J'ai même voulu prendre un amant avec lequel j'ai été moitié odieuse.
Tout ça pour quoi ?
Pour rien.
Je sais bien que je ne l'ai absolument pas oublié cet homme que je vois parler à des blondes, parler à des brunes. Cet homme que j'ai vu 3 fois en 10 jours, en allant au marché, en étant au shoppi de la plus belle ville du monde, en étant même à montravail. A chaque fois, j'ai été secouée d'adrénaline à m'en décrocher le coeur. Quand je le lui ai dit, mamanchérie, fatiguée de meshistoires et à court d'arguments, m'a répondu : "ça prouve au moins que tu as un coeur !".
Ce n'est pas que j'aimais un homme parce qu'il ne m'aimait pas : c'est que j'aimais cet homme ET qu'il ne m'aimait pas. NUANCE.
Mais je m'en suis quand même complètement détachée. J'ai coupé tous les ponts.
Sauf que comme la vie est injuste, elle s'amuse à m'envoyer des mirages de ponts. A intervalles réguliers.
Oui, je vois tout à l'aune de la justice et de l'injustice dont la vie est capable.
Je sais que je suis une méchante personne de parler d'injustice de la vie à propos de mon pauvre petit cas personnel alors qu'il y a le cancer et les sdf et le chômage et le strabisme. Je sais.
N'empêche que c'est pas juste de m'avoir fait me séparer de ce mec qui disait qu'il n'y avait rien entre nous mais qui me faisait quand même l'aumône de sa conversation et de ses baisers, pour ne me faire rencontrer personne d'autre. Ce n'est pas juste de m'avoir punie rien que pour me punir.
Alors que moi je pourrais dormir 15 jours sur un paillasson pour un sourire de lui.
Même si je suis une putain de working girl et d'aventurière qui va à new york !
Je donnerais n'importe quoi pour qu'il me prenne dans ses bras et qu'il m'embrasse et qu'il me parle. N'importe quoi.
A côté de ça, je bosse, petit soldat, avec des p'tits cons qui me parlent comme si j'étais une momie et j'assure parce que je dois assurer et prendre les bonnes décisions et voilà.
On me dit : "sors". 
Figurez vous qu'avec macopine, on s'est tapé 2 bals des pompiers. Pas 1, non, ça non, pas 1 : 2 !! 1 bal, 2 baux, vous croyez ??
Le 13 et le 14.
Consciencieusement nous nous étions pomponnées mais pas trop. Je crois pouvoir affirmer que nous n'étions ni les plus moches ni les moins sexys.
FIASCOS ! Totaux zet pluriels !
Le premier, vendredi, porte de champerret : nous sommes restées 10 minutes, abasourdies par la musique qui nous a carrément paru d'un autre temps et par les filles de la moitié de notre âge, toutes plus vulgaires les unes que les autres qui dégainaient les armes lourdes pour se choper du gradé... Faut être honnête, à 1h du mat, on a préféré rejoindre notre lit et notre bouquin, malgré les conseils. Faut être honnête.
Le deuxième, samedi, dans la plus belle ville du monde. Là, nous sommes restées 5 minutes. C'était une surboum ! Moyenne d'âge : 14 ans. Plus les poussettes ! Indéboulonnables poussettes qui envahissent tout dans cette ville, même après 23h...
On se fout de l'âge des participants, vous me direz, et nous n'étions de toute façon pas assez naïves pour chercher là notre prince charmant, vu que, de toute façon, tous les conseils laissent penser que :
1- le prince charmant n'existe pas.
2- le prince charmant ne se cherche pas, il vous tombe dessus quand vous vous y attendez le moins
Sauf que, figurez vous que, si vous l'avez oublié, une surboum d'ados de 14 ans, même habillés le pantalon à la moitié des fesses pour les garçons, maquillées comme des voitures volées pour les filles, la clope vissée à la bouche et le portable à l'oreille, ça consiste souvent à faire une ronde autour d'une piste de danse où personne n'ose aller se montrer : en gros, ils faisaient banquette, sans siège, au bal des pimpons ! Observant, chacun, la stratégie de l'autre.
Forcément, avec macopine, on a battu retraite. Forcément. Faire banquette, figurez vous, on a déjà donné y'a longtemps. Donc à minuit, évidemment, on a préféré notre dodo et notre bouquin. Qu'on a fini d'ailleurs.
Soyez gentils, dites à monaméricain de retourner dans son amérique. Avec ses blondes et avec ses brunes.
Suis allée voir '2 days in Paris'. On me l'avait conseillé.
C'est bien, allez y.
Cet article, là, je ne le traduirai pas, parce que quand on est en colère, on retrouve instantanément sa langue maternelle. Merci Maman.

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 19:16
Y’a des claques qui se perdent.
Je n'aurais jamais cru entendre ça un jour.
Eh ben, ça y est, c'est fait, vendredi 13 juillet 2007, je suis passée du côté obscur de la force.
Le p'tit jeune que je forme, cet après midi :
"non moi, franchement, j'aimerais bien être encore comme vous à votre âge, vous êtes restée jeune d'esprit. Pourtant en général, à votre âge, on est has been".
..............
P'TIT CON !
J'ai 34 ans !
Je regrette toutes les fois où j'ai pu dire à une personne plus âgée qu'elle était très bien pour son âge.
Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 22:54
Petit bilan, mesp'titscocos.
Je reviens d'une soirée avec mon groupe d'anglais dans un pub de la plus belle ville du monde. Tout en anglais, avec un prof anglais.
J'aime parler anglais, j'aime vraiment parler anglais. Comme si je me sentais en voyage (et le voyage, comme chacun sait... c'est l'aventure, évidemment !), comme si j'étais plus libre aussi, moins moi.
Sauf que je découvre que d'autres ont eu la même idée que moi : apprendre l'anglais comme une zactivité... Et voilà que je me retrouve avec une femme de 42 ans, un homme de 40 ans et un autre de 30... célibataires. Vaguement endurcis. Plus un autre homme de 39 ans sur le point de divorcer...
Evidemment, en 30 secondes, ils savaient tout de moi, de mes foirades sentimentales et autres exploits.
Well...
Pourquoi est ce que les célibataires ont tous cet air "non attractif" ? Et pourquoi ceux qui ont une "girlfriend" ont tous cet air si sexy ?
Va savoir, mapauvre !
Je dois avoir le même air.
En même temps, pour tout vous dire, j'ai des sortes de "propositions" en ce moment. 3 en fait. Aucun ne me plait, aucun ne m'attire. Alors je m'en veux et me dis que je suis trop difficile et que, maintenant, peu importe les grands élans et les grandes émotions, je dois être plus... pragmatique...
Mais vous me voyez vraiment "pragmatique" ?
J'attends l'étincelle, je me dis que l'étincelle va me tomber dessus. 
Dépêche toi l'étincelle.
J'espère que je ne me trompe pas.
Au travail, je forme un petit jeune, 22 ans, gay. Il a peur de moi. Il dit que je suis "celle qui l'impressionne le plus".
Comme je l'avais convoqué, il n'a pas dormi de la nuit.
Well.
Je lui fais de grands discours sur la force de l'expérience et sur les apprentissages et sur la façon d'appréhender notre métier etc etc....
Et je me rends compte que j'ai fait du chemin. Beaucoup de chemin.
"Est ce possible que ce soit passé si vite ?", je me dis.
Pourtant, je préfère être dans maposition que dans la sienne, tant pis.
Mais tout de même, moi qui aies toujours été la plus jeune, je me retrouve à être l'aînée...
Un souffle un peu froid me traverse.
Surtout que je sais que, quelque part, je prends plaisir à le "dominer" du haut de mon "expérience". Suis je un peu sadique ?
Au travail, c'est incroyable, je suis une autre personne.
Vous savez ce que je voudrais, au fond ?
Et tant pis si c'est immoral et si c'est moche.
Je voudrais qu'un homme casé quitte sa girlfriend ou sa femme pour moi.
C'est puéril, hein ?
Oui mais vous savez, mesp'titscocos, ça me ferait un bien fou à l'égo...
S'il pouvait parler anglais en plus, ce serait mille fois plus sexy...
Voila ce que je veux.
J'vous le dis carrément.

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 22:39
Hier soir, soirée culturelle.
En bossant mon anglais, j'ai mis en fond "L'amour est dans le pré", reality show mélange de tournez manège, de site tout tic tic et de vie à la campagne : en gros, des jeunes gens agriculteurs cherchent le grand amour. Et des femmes, vraiment prêtes à tout pour passer à la télé (y compris à aller vagabonder dans la gadoue alors qu'elles n'ont jamais quitté les trottoirs de leur ville), viennent passer une semaine dans l'exploitation du gentil-agriculteur-qui-a-brillamment-réussi-mais-qui-est-tout-seul, mettant bon gré mal gré la main à la pâte, pour essayer de faire naître cette petite flamme qui leur attachera l'homme de la terre.
Vraiment, le célibat est une ressource marketing sans précédent...
Au milieu de ça, une fille de 34 ans.
Je lève un oeil de mon vocabulary.
Aurore, je crois.
Les parents qui appellent leur nouveau né Aurore doivent se dire qu'un jour, le nouveau né, elle aura 34 ans. Et que, s'appeler Aurore quand on est gracieuse comme une pintade, c'est pas facilefacile... Même à la ferme.
Va pour Aurore, 34 ans. Passe son temps à glousser, la Aurore, et à faire sa pénible : et que je te lis les étiquettes de composition des aliments pour ne pas m'empoisonner, et que je te fais ma chochotte dans la bouse de vache etc etc.
Mouais.
On voit assez vite qu'elle n'est plus jeunejeune la Aurore et... qu'il est temps qu'elle se case.
D'ailleurs, elle le dit elle même, dans le mini reportage qui lui est consacré dans sa boutique de fleurs : "j'adore monmétier mais, maintenant, à 34 ans, je sens que j'ai besoin, pour m'épanouir, d'avoir une vie de couple"...
Dans le reportage, ils la montrent dans sa région, dans l'est, au milieu des saucisses fumées et la voix off dit : "ce qu'Aurore aime avant tout, c'est son terroir"...
Je me glace.
Je me dis : NON.
Je me dis que les femmes de 34 ans ne peuvent pas ressembler à ça. Je me dis que les femmes de 34 ans ne peuvent pas à ce point faire pitié en employant des mots tels que "m'épanouir" et "vie de couple" à la télé. Les filles de 34 ans ne peuvent pas avoir un accent aussi pathologique et ne peuvent pas non plus avoir une telle coupe de cheveux, genre "mon bigoudis s'est connement bloqué dans la prise".
Les filles de 34 ans ne peuvent pas être aussi moches et aussi ringardes et aussi persuadées qu'elles vont trouver celui qui leur permettra de "s'épanouir" dans leur future "vie de couple".
Non.
Parce que si j'étais un homme, mesp'titscocos, croyez moi, en voyant ces filles de 34 ans, je prendrais mes jambes à mon cou et je me barrerais en courant, haletant, de toutes mesforces.
Et j'irais trouver une jeune.
Comme monaméricain.
Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /Juil /2007 23:00
Ce matin, vers 9h et demie 10h moins le 1/4, je vais avec un collègue boire un coca light au café du coin. C'est vraiment le café du coin, genre le balto, vous voyez, avec les alcoolos qui jouent tous leurs sous au vin blanc et au rapido dès 7h du mat' et l'odeur de clope qui vous soulève le coeur...
Je bois donc mon coca light tranquilou en papotant travail.
La jeune serveuse , juste devant moi, veut faire marcher la machine à bière, vous savez les manettes qu'on abaisse pour faire couler la bière dans les verres.
De la bière ?? A 9h et demie 10h moins le 1/4 ??
Mouais.
Elle s'escrime sur son truc à bière. S'éclabousse légèrement une première fois. S'éclabousse légèrement une deuxième fois, puis une troisième.
Mais ça ne lui suffit pas, à la demoiselle, elle insiste et essaie une quatrième fois et...
M'ASPERGE DE BIERE !!
A 9h et demie 10h moins le 1/4 !
De la racine des cheveux au bas du pantalon.
Devant tous les alcoolos hilares !
Heureusement qu'elle ne m'a pas aspergé mes nouvelles chaussures repetto, cette nouille, je l'aurais eue mauvaise.
S'excuse. Ne m'offre pas le coca light. Je dis "c'estpasgrave" mais tout dans mes yeux dit le contraire...
Imaginez vous, moi qui ne bois jamais, me voilà en train d'empester la bière à 9h et demie 10h moins le 1/4 !!!!
Et, franchement, la bière, ça sent pas bon.
Du coup, je rentre à la maison, je me change et je lave mes cheveux...
Ce soir, je rentre : rien que d'avoir laissé mes fringues sur le lit, l'appartement sentait la bière du sol au plafond...
Berk !
Allez hop, tout dans la machine !
Berk !
M'asperger, moi, à la bière, quelle idée !
Alors, du coup, pour fêter ça, j'ai fait de l'art : la nouvelle bannière que j'avais faite était moche (surtout la photo où, à vrai dire, je me reconnaissais à peine). Alors, j'ai refait des photos vite fait et hop, une nouvelle bannière.
Et, pour fêter ça encore, et pour travailler monanglais, j'ai décidé, en toute simplicité (!!), de créer monblog en anglais (en lien ici : j'ai l'honneur, le plaisir et l'avantage de vous présenter 'the little stroll'). N'hésitez pas à me corriger.
Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /Juil /2007 12:58
Puisque les voyages c'est l'aventure, mesp'titscocos, je rentre de Barcelone.

DSC02750.JPG

(un des immeubles typiques de Barcelone, de l'architecte Antonio Gaudi, mais vous connaissez sûrement).

En fait, j'y étais pour le travail. Et, même si j'ai prolongé un peu, je n'ai pas autant profité que je le voulais parce que j'ai eu des soucis de boulot, justement, et que j'ai passé quasiment tout montemps au téléphone pour essayer de régler ça. Enfin bon.
J'ai quand même un peu pris l'air de là bas.
ENERGIE.
Voilà ce qu'il m'en reste.
On sent de l'énergie dans cette ville là. On sent de la légèreté, de la joie de vivre, de l'esthétisme, de la beauté, de la jeunesse. Les Barcelonais m'ont paru jeunes, beaux, bronzés, bien habillés, sportifs. Et puis il y a la mer, la fête, les restos, les gens qui vivent la nuit, les restos bondés à minuit. On sent une certaine vie belle, comme ça, à première vue, à Barcelone.
Je serais bien restée un peu plus mais Barcelone n'est pas une ville que l'on a envie de découvrir seule. Marre de découvrir les villes seule, à la fin.
Faut dire, j'ai un peu laissé l'énergie à Barcelone parce que je viens de rentrer et que je suis tombée sur monaméricain avec sa fille et une jeune femme, EXTREMEMENT jeune. Ca m'a cassée.
Je viens de voir aussi qu'Allan Wills avait finalement trouvé la femme de sa vie grâce à son blog (
www.areyoumywife.com).
Les deux n'ont rien à voir mais je me suis dit : "tout le monde avance, tout le monde évolue, personne ne stagne. Sauf moi". Et alors, oui, ça m'a cassée.
Evidemment, ici, je ne parle pas de montravail alors vous ne pouvez pas savoir que je ne fais pas que stagner dans mavie. Dans montravail, j'avance, j'avance bien, même. J'ai plein de projets, j'ai la chance de m'épanouir vraiment dans ce que je fais, de le faire avec des gens que j'aime, de jouir d'une grande liberté et de pouvoir exprimer une certaine créativité. En plus, j'ai quelques résultats et je pense que je suis appréciée pour ce que j'apporte. Donc, c'est très positif.
Par ailleurs, je m'éclate dans mes cours d'anglais, je voyage, je rencontre des gens nouveaux, j'écris : on peut pas dire que je ne fasse rien de mavie.
Mais, sentimentalement, je stagne, c'est vrai. Je n'évolue pas. Je n'apprends pas. Je suis toujours aussi blessée, toujours aussi agressive, toujours aussi peu apte. Toujours ce sentiment tenace d'être beaucoup moins bien que les autres.
Ce qui m'est finalement confirmé par le fait que tout le monde avance, sauf moi.
Enfin voilà.
C'estpasgrave.
J'ai quand même beaucoup de chance de mener la vie que je mène, sur plein de plans.
Allez, bon dimanche, mesp'titscocos.

Par Caro
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus