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Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

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Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 21:16

Sondage : Pensez vous que je sois aussi stupide que j'en ai l'air ?

Franchement, je me tâte...

Alors, après avoir remué ciel et terre pour disparaître dans le bruit et la fureur, après avoir lancé un plebiscite, après avoir évité tous les mots clefs, je viens de me rendre compte (grâce à des lecteurs très très prévenants) que j'avais laissé le principal mot clef qui pourrait aider à me retrouver... Je vous le donne en mille ! Monam... Zut de zut de zut de zut de zut !

Vous croyez qu'il m'emmerdera jusqu'au bout celui là? Et c'est où le bout exactement ?

Par ailleurs, je viens aussi de me rendre compte que, grâce encore à un gentil lecteur, j'apparaissais très vite et très facilement sur google avec le nom de la plus belle ville du monde, par exemple.... Donc, à avoir crâné comme une malade auprès de monam... que j'avais un blog et que c'était un secret et que gnagnagnagna, eh ben le blog, il a dû le trouver en deux temps trois mouvements. Surtout qu'il est informaticien. Excusez du peu !

Ah non mais avec moi, ce qui est bien, c'est que je ne fais jamais les choses à moitié. Et spécialement les conneries.

Cela dit, ce serait dommage, une belle petite connerie, de la faire à moitié... Non ?

En même temps, c'est un peu présomptueux tout ça : il faudrait encore penser qu'il ait pris le temps d'aller chercher. Comme il faudrait penser que ceux que je voulais éviter prennent le temps d'aller googoliser tout ça...

Mais, lui, je suis sûre qu'il l'a fait : parce qu'il a de longues soirées devant lui et parce qu'il s'est inquiété de ce que je pouvais bien dire sur lui.

Alors là, j'hésite.

Suis je totalement, indubitablement, éternellement ridicule ? Tapez 1.

Suis je une héroïne romantique, comme on n'en fait plus, à la scarlette o'hara ou à la iseult de tristant et iseult ou à la stone de stone et charden (besoin de rien, envie de touaaaaa, comme jamais envie de personeuuuuu, nanananana nana nanananana) ? Tapez 2.

Suis je naïve au dernier étage de la naïveté, plus, je me réincarne en Danielle Gilbert et je finis les pieds dans la bouse de vache avec un sac à main en forme d'arrosoir rouge ? Tapez 3.

Vous savez quoi ? Je crois que j'ai voulu tenter la grande aventure de l'informatique, que j'ai voulu jouer à ma bill gatesette et que j'ai découvert que le dieu informatique était plus fort que moi. De toute façon, sega, il était déjà plus fort que moi. Et c'était juste une manette devant une télé. Alors, hein, le grand mystère de la grande toile... Ouhlalalalalalala, je frémis à l'idée d'imaginer qui pourrait être en train de lire mes bêtises...

Monam..., je ne suis pas très inquiète. Il n'aura rien appris. Sauf peut être que c'était pire que ce qu'il pensait ! Que je suis à fuir jusqu'à la nuit des temps. Que je pensais aussi qu'il s'habillait mal. Ca, ça a dû lui faire vachement de la peine !! Et puis, mes bavardages, en français, je ne pense pas vraiment qu'il soit allé au bout. Il avait déjà du mal à lire son horoscope en entier, alors le côté où vais je, qui suis je, pourquoi vieillis je et c'est loin l'amérique, je ne pense pas que ça l'ait passionné plus de 2 articles.

Vous savez quoi ? Je devrais peut être retourner à mon stylo plume et à mes cahiers d'écolière, non ? C'est dangereux de se mettre toute nue, comme ça. On risque de prendre froid. Y'a bien une pièce de théâtre qui s'appelle "ne te promène donc pas toute nue", non?

C'est tout moi ça, je ne sors pas de ma salle de bains sans minimum un col roulé et je vais tout déballer sur internet, où tous les gens de monquartier et d'ailleurs peuvent connaître l'état de monâme !

Non, ça tourne pas rond là dedans !

Y'en a qui ont raison : je ferais mieux de m'intellectualiser à mort au lieu de dégénérer comme ça... Vais finir délinquante juvénile à force !

Enfin délinquante. Parce que juvénile, forcément, ça se corse.

Ouhlalalalalala, je ne sais plus quoi faire... Dois je me planquer définitivement sous moncanapé ? Ou faut que j'essaie la machine à laver, programme long ?

Qu'en pensez vous ? (puisque vous, vous pensez !)

Par Caro - Publié dans : lapetitevadrouille
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Dimanche 22 janvier 2006 7 22 /01 /Jan /2006 19:52

Finalement, très bonne soirée hier. Evidemment, toutes mes inquiétudes étaient infondées. Couple charmant. J'ai vu de près la fameuse "vie quotidienne" qui est censée rincer et essorrer les plus belles amours. 17 ans de vie commune et deux enfants plus tard, ceux là n'ont pas l'air du tout "essorrés". Je dirais même que ça faisait envie, tout ça. J'en ferai sûrement un article. Mais un autre jour.

Car, aujourd'hui, je suis allée voir "Brockeback Mountain". Tres beau film, allez y.

Plongée au coeur de l'Amérique profonde. Plongée au coeur des sentiments profonds. Tout ce qui m'est déconseillé. Tant pis. Seule dans un très grand et très beau cinéma. Seule au milieu du monde. C'est un peu ma définition, ça.

Je me doutais bien que ce film allait m'inspirer un article mais je ne pensais pas vraiment que ce serait celui là.

De formation artistique, j'ai eu l'occasion, très jeune, d'avoir beaucoup d'amis homosexuels. Des hommes pour la plupart. Comme nous étions jeunes et fougueux et comme nous étions amis, nous parlions essentiellement de l'amour. De ce côté, homo ou hétéro, même limonade : c'est aussi merveilleux, aussi douloureux et surtout, surtout, aussi...COMPLIQUE !!

Je ne parle donc pas du sentiment amoureux qui n'a ni sexe ni couleur comme chacun sait. Je ne parle pas non plus de la sexualité, même si, en toute logique, je ne comprends pas la sexualité homosexuelle. Ne l'étant pas moi même, je ne peux pas me l'approprier et donc, imaginer ce qu'on peut ressentir en étant attiré par quelqu'un qui nous ressemble.

Non, je parle de la difficulté d'être soi, du vertige, même, d'être soi. Dans sa sexualité, dans l'amour, avec les autres, socialement. C'est ce dont parle le film, aussi.

J'ai souvent parlé avec mesamis homos des difficultés sociales ou familiales.

Mais peu des difficultés personnelles. Je veux dire : entre soi et soi. Combien de combats avec soi même, combien de questions, combien de douleur, combien d'angoisses pour accepter ce que l'on est, du premier jour où l'on se rend compte (lapsus, j'avais écrit : "du premier jour où l'on se rencontre"...) qu'on est plus attiré par ses copains que par ses copines ou inversement ?

Combien de négociations avec soi même avant d'arriver à vivre pleinement ses amours et sa sexualité ? Combien de renoncements ? Combien d'hésitations ? Combien de batailles perdues avant de gagner la guerre ?

J'ai connu beaucoup d'homosexuels - parisiens pour la plupart (ne nous leurrons pas, même en 2006, ça aide) qui vivaient très bien leur vie, mis à part les chagrins d'amour que chacun se traîne, mais je n'en ai connus aucun qui ait vécu son homosexualité comme une douceur envoyée par la vie.

Je connais des gens très généreux et très ouverts qui pensent - en toute bonne foi - que l'homosexualité n'est pas "naturelle", mot légèrement plus sympathique pour signifier "normale". Ce ne sont pas des gens que l'on peut taxer d'obscurantisme, de fascisme, de racisme ou de n'importe quoi d'autre. Ce sont juste des gens qui ne conçoient pas que l'homosexualité soit une chose normale de la vie. Et plutôt répandue. Les cons, bien sûr, on peut les fuir. Mais les gens comme ça, comment fait on ? Combien de conversations pour les convaincre, pour expliquer. Pour, au final, se justifier, j'imagine. Que ressent on quand on doit justifier ses amours ?

Quand je vois le temps que j'ai mis à m'accepter telle que j'étais et, pourtant, je ne suis rien d'extra-ordinaire (au sens propre du terme), quand je vois combien j'ai dû parfois justifier, à mon petit niveau, mes amours, je me dis : "mais comment fait on pour lutter ainsi, à chaque pas de sa vie ?"

J'ai unami qui a résolu la question en disant : "ce qui n'est pas naturel n'existe pas. Par définition". Je suis assez d'accord avec lui. N'empêche qu'il a mis des années à en parler avec ses parents, des années à être complètement serein avec ça.

Quelle force faut il pour ne pas renoncer ? Pour ne pas suivre le chemin balisé, se marier, faire des enfants ? Quelle force faut il pour être intègre jusqu'au bout ?

Quand je vois ces hommes qui traînent place de la Porte Dauphine, avec renault scenic et siège bébé à l'arrière, je me dis que ceux là n'ont pas eu la force d'aller au bout de leurs négociations. Ils ont alors choisi le mensonge, le compromis. Peut on les blâmer ? Dans un sens, sûrement, parce que, de mon point de vue, le mensonge est toujours à blâmer.

Mais, d'un autre côté, quel courage faut il pour s'affronter soi même, jusqu'au bout ?

Par Caro - Publié dans : lapetitevadrouille
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 17:06

Ahhh. Je suis chiffon.

Je vous avais pondu un article bien intellectuel, plein de conscience politique et hop, à la dernière ligne, j'appuie sur une touche (impossible de savoir laquelle) et tout disparaît !!

Mais, ça ne m'avait jamais fait ça, en plus de 80 articles ! Quand je vous dis que cette semaine est bizarre ! Ou alors, depuis que je m'intellectualise, je deviens carrément gogolito...

Ah non mais quand même, j'étais fâchée, j'y avais mis du coeur. "Tant pis", je me suis dit, "pas d'article aujourd'hui". Et pis c'est tout.

Mais, tout de même, j'ai une question assez ponctuelle mais néanmoins existentielle que je souhaiterais vous soumettre.

Voilà, vous verrez, trois fois rien.

Alors que nous discutions stratégiemondialeinterprofessionnelle de la boîte hier après midi avec l'un de mescollaborateurs, je lui dis, assez soudainement : "au fait, tu sais, machin, que je n'ai plus d'amis ?" Non, il ne savait pas. Alors j'explique vaguement.

M'a regardé. Peiné. Visiblement peiné. Il ne pense pas vraiment que je mérite de ne plus avoir d'amis. La discussion stratégique reprend. Puis il me dit "tu fais quoi demain ?". "Ben, rien. J'ai plus d'amis", je dis. "Viens dîner à la maison !", il me répond....

Ouhllalalalalalalalala.

"Euh, non, non, parce que, ben non, mais bon, enfin, demande à ta femme avant....". "Mais non, y'a aucun problème, tiens regarde je l'appelle".

La femme de moncollaborateur dit oui. En même temps, difficile de dire autre chose quand on présente les choses comme ça, avec la personne en question à 2 mètres. La dame suggère quand même que ce serait peut être éventuellement gênant. "Tu sais, machin, c'est pas parce que je t'ai obtenu une augmentation ce mois ci que tu dois absolument m'inviter à dîner dans ta famille"...

Finalement, je le trouve sympa et sa femme (que je connais finalement un peu depuis le temps qu'il m'en parle) m'a l'air très sympa aussi et, même si la situation n'est pas complètement naturelle, je n'oublie pas que je n'ai plus d'amis et que, malgré tout, un samedi soir occupé est un samedi soir occupé. A ne pas négliger.

Bref, nous voilà partis à faire le plan pour venir en voiture et l'affaire est réglée : samedi soir, 19h30.

Sympa.

Mais, finalement, je ne suis pas si à l'aise que ça.

Tout d'abord, je suis - objectivement - la supérieure hiérarchique de ce monsieur, comme des autres membres de mon équipe d'ailleurs. Créer un climat d'intimité particulier est il réellement une bonne idée ? Ne vais je pas le regretter plus tard quand le temps sera moins clément (dans le travail, vient toujours un temps où le ciel hier bleu d'azur devient tout gris, voire tout noir) ? Va-t-il falloir que je fasse attention à ce que je dis, à l'impression que je vais donner ? Mais, en même temps, c'est samedi, j'en aussi envie d'être cool.

En fait, c'est surtout vis à vis de la femme de moncollaborateur que je m'inquiète. Je ne suis pas certaine que la dame sache réellement que la "patronne" de sonmari est une petite blonde de 10 ans de moins qu'elle, au charme ravageur et à la courbe de poids descendante ? (ah oui, je ne vous ai pas dit ? sur prescription médicale, je dois non seulement m'intellectualiser mais aussi me dire que je m'aimeuuuuu !!). Par ailleurs, je ne suis pas sûre non plus qu'elle sache que la "patronne" de sonmari est cette fille à qui il dit quelques semaines après mon arrivée dans la société : "tu sais, je suis troublé, j'ai rêvé de toi cette nuit"... "Ah oui? Et qu'est ce que je faisais?", je demande. "Ben, en fait, je trompais ma femme avec toi"... Mouimouimoui.... A l'époque, aux prises avec un américain névrosé, je m'en suis tirée avec un "ce n'est pas grave, ce n'est pas sale, mais le mieux, c'est que tu restes avec ta femme et que je reste avec monaméricain, non?"

L'affaire n'avait eu aucune répercussion, bien sûr, et c'est avec beaucoup de simplicité et de décontraction que nous avions continué à évoquer l'avenir sub-stratégique de la société.

Mais, maintenant, être en présence de la dame qui va bien se rendre compte que son mari et moi avons une certaine complicité, ça m'ennuie un peu... Comprenez moi, il ne s'agit pas d'une complicité ambigüe, pas du tout, mais bon, nous sommes assez libres et nous nous entendons bien professionnellement parlant, alors je ne voudrais pas qu'il y ait de méprise et que, naïvement, il ait fait entrer la louve dans la bergerie. Et que, dorénavant, sa femme se pose des questions qui n'ont absolument pas lieu d'être. Bon, bon, je sens bien que je m'embrouille !!

De cette question éminemment épineuse découle la suivante : COMMENT JE M'HABILLE ??

Moi, le samedi, en général, c'est jean/baskets, vous comprenez. Mais est ce que baskets, ce n'est pas un peu trop décontracté ? Si, peut être. Jean, c'est ok, je pense. Non ? En même temps, c'est un dîner familial avec la femme, les enfants et la fillequin'apasd'amis, pas la peine non plus d'avoir l'air de sortir la grosse artillerie. Au risque de paraître coincée. Ou hautaine. Quelle horreur !

Bon, en y réfléchissant, je vais peut être mettre un jean, avec mes boots de fantômette. Un pull noir et c'est bon. Ah oui, vous ne savez pas ce que c'est que mes boots de fantômette ? Ce sont mes boots à bout rond en cuir verni noir. Ca ira. Je crois que c'est un bon compromis.

Pour le maquillage et les cheveux, c'est pareil, je ne veux pas avoir l'air d'avoir fait péter le grand jeu avec l'oeil de biche et le cil provocant. Veux pas qu'il rêve encore de moi, le mec. Un songe est si vite arrivé... Ce serait gênant ! Et pour tout le monde ! En même temps, depuis que j'ai 33 ans, ne nous leurrons pas, sans un minimum d'aide de lancôme et consort, je n'ai vraiment l'air de rien. Et je ne veux pas non plus que la femme de moncollaborateur dise à sonmari : "dis donc, qu'est ce que c'est que cette boîte où la "patronne" est toute fripée et toute négligée?"Ah non, ça, je ne veux pas !

Ensuite la bouffe. Notez que je lutte contre, mais on peut quand même dire que je suis quelqu'un d'assez difficile, en matière de gastronomie. Disons qu'il y a beaucoup de choses que je n'aime pas trop. Le fromage par exemple. Et les endives aussi. Et puis, je ne bois pas de vin. Ohlallalallalala, je vais avoir l'air de quoi ? Imaginez qu'ils fassent des endives au jambon gratinées au parmesan arrosé d'un bordeaux ? Eh ben on est mal. Mal, mal. En même temps, pas de panique : des endives au jambon gratinées, ce n'est pas non plus vraiment un plat que l'on fait quand on reçoit, si? Prions ensemble, mesamis !

Reste la question de ce que je dois apporter. Ben, des fleurs, non ? Ca c'est dans mescapacités. Vais alloir le petit fleuriste de monquartier, un artiste. Me fera un truc très bien.

Bon, bah je crois que nous avons fait le tour... J'espère juste qu'on ne va pas trop parler boulot, c'est samedi soir quand même !

J'espère aussi que je ne vais pas faire de bourde, que je vais faire bonne impression, que je ne vais pas compromettre monavenirprofessionnel sur une boulette, que je ne vais pas être toute nulle.

Au point que la femme de moncollaborateur lui dise, aussitôt la porte refermée, "ben dis donc, je comprends pourquoi elle a pas d'amis celle là" !!

En même temps, j'y pense : à cette minute précise, la femme de moncollaborateur, elle est peut être autant dans ses petits souliers que moi... Et, elle, je suis sûre qu'elle n'a pas de boots de fantômette pour la protéger...

Ok, c'est bon, les gars, je maîtrise la situation ! Fastoche !

 

 

Par Caro - Publié dans : lapetitevadrouille
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 19:30

A vrai dire, je ne sais pas bien ce que c'est la gueule de bois.

Vu que mon plus grand "exploit" alcoolique aura été, lors de mon dernier anniversaire, de ramper en robe du soir devant un crapaud s'acharnant à croasser à chacun de mes passages... Pas de quoi retourner ma petite tête le lendemain.

En revanche, cette semaine, je me dis que la gueule de bois, ça doit un peu ressembler à ce que je ressens en ce vendredi tout pluvieux...

Notez, je ne me plains pas de la pluie, je commençais à ne pas trouver ça très sain, cette absence de précipitations. Pas bon pour les nappes, je me disais.

Le subjonctif et les nappes phréatiques, deux trucs qui disparaissent et ça me tracasse. Pas pour les mêmes raisons. Enfin bref. Cela dit, un peu de soleil, franchement, je ne dirais pas non, tout de même, monsieur le monde.

Je parlais donc de gueule de bois.

Ben oui. Ou alors de situation post tremblement de terre. (à mon échelle, bien entendu !). C'est à dire qu'on est vendredi soir, que je n'ai - objectivement - plus d'amis, vu que je les ai envoyés bouler lamentablement. Personne pour aller au cinéma, personnne pour aller grignoter un petit truc chez Madame Tomate, resto très sympa de la ville où j'habite, mais si vous savez bien, L...., la plus belle ville du monde (chuuuuuuut, je fais encore attention aux mots clés, je suis légèrement parano en ce moment !!).

Ca pourrait donc vaguement ressembler au désert de Gobi cette affaire (je ne connais pas le désert de Gobi, mais c'est une image). En plus, je me demande encore comment tout cela est arrivé. Tout ce que je constate, c'est que, forcément, quand une cocotte minute explose, ça fait des dégâts...

Bon, bah faut que j'assume, de toute façon. Je ne regrette rien. Je suis sûre que ce grand chambardement était un mal nécessaire, je commençais sûrement à me mentir. Cela dit, ça ne nous éloigne pas de mon problème n°1 : trouver unmari. Ben oui, mescocos, n'oublions pas le nerf de la guerre !! Va pas venir me chercher dans ma maison celui là...

Mais, finalement, ce qui me paraît le plus fou, c'est ce que j'ai fait avec vous : en gros, j'ai lancé un plebiscite !! Pas gonflée la fille !!

Ben oui, sans réfléchir et sans vergogne, j'ai dit "voilà je me casse, si vous voulez me suivre, va falloir que je vous laisse entrer"... C'est un peu exagéré non ? Rohhhhlalalalalalla... Vous allez penser que je suis la dernière des prétentieuses ! Quelle horreur !

Bien sûr, maintenant, je vais avoir beau jeu de vous expliquer que, non, ce n'est pas ça du tout, mais, pourtant c'est la vérité. Je n'ai pas réfléchi à ce que cela signifiait réellement.

De toute façon, quand je plaque tout comme ça, c'est assez spontané, assez impulsif. De manière générale, je suis assez spontanée et impulsive !!!!!

Vous allez vous dire "quand elle plaque un mec, celle là, ça doit être le massacre". Pour tout avouer, je ne suis pas une casanovette et donc, j'ai assez rarement eu l'occasion de plaquer un homme. Mais quand je l'ai fait, d'ailleurs, curieusement, assez souvent, ça a été avant qu'il ne se soit passé quoi que ce soit (j'ai la faculté d'avoir des "admirateurs-longue-durée", souvent très très gentils et assez peu sexys. Bêtement.), ce fut sanglant. Je n'en suis pas fière. Mais, à force, comment vous dire, je trouve ça "poisseux". OOOOh, c'est très très vilain comme mot... Mais puisque je suis dans ma semaine "je suis un affreux monstre tout vert", je confirme : c'est le mot que ça m'inspire. J'ose espérer que monam ne m'a jamais trouvée poisseuse... Je n'en suis pas certaine. Même s'il ne connait pas ce mot là. Mais doit bien y avoir l'équivalent en angliche... Je vérifie. Oui ! "Sticky" ils disent. "Sticky", ça sonne bien, non?!!

Donc, pour en revenir à nosmoutons, j'ai lancé un plébiscite. Eh bien je peux vous dire que je ne regrette pas ! Parce que ça m'a permis de recevoir plein de gentils messages que je mettrai la prochaine fois dans mes méthodes pour donner du baume au coeur... Et, aussi, j'ai pu mettre, sinon un visage, du moins un prénom sur chacun de vous. Et ça, c'est très sympa. En plus, vous m'avez tous demandé cette adresse avec beaucoup de douceur et de délicatesse et vous aviez l'air d'avoir sincèrement envie de l'obtenir et ça, franchement, ça me touche beaucoup beaucoup, sachez le. J'ai même pu me rendre compte que des gens que je connaissais dans la "vraie vie" lisaient mon blog sans que je le sache et, surtout, sans que ce soit moi qui leur donne l'adresse. C'est touchant cette fidélité.

Ca me fait du bien en tout cas.

Je me trouve rudement culottée d'avoir fait ça, mais bon ! C'était mettre en pratique "qui m'aime me suive"... C'était aller au bout des choses. Je suis contente de l'avoir fait, même si j'ai un peu l'impression de parler d'une autre personne cette semaine. Caroline 1ère, reine de L.... ouhlalallalalallalalla.... C'est que je vais attraper le melon, moi !!!

Non, non, pas d'inquiétude, aucun risque que ça s'aggrave. Car, en plus des changements apparus dans ma vie et ici cette semaine, j'ai aussi pris d'autres mesures radicales. Et on m'a dit qu'il fallait que j'étais dans le sentiment et l'émotion à tout prix et que, pour compenser ça, il fallait que je "m'intellectualise, que je fasse marcher mes 3 neurones"... "Ben oui, mais je réfléchis vachement", je réponds ! "Non, vous ne pensez pas, vous gambergez. Vous n'apportez aucune réponse !" Oups....

L'a la couronne qui penchesubitement, Caroline 1ère de L... !!!

Cela dit, je m'incline : pas faux l'analyse...

Je vais donc essayer, dorénavant, de m'intellectualiser sévère...

Ca va être gai les prochains articles !!!! Prenez des notes !

Par Caro - Publié dans : lapetitevadrouille
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 20:36

Voici le premier article de monnouveaublog.

Vous m'y retrouverez comme dans monancienblog. Enfin, meilleure, j'espère.

Plus libre en tout cas.

Pour ceux qui veulent connaître ma précédente adresse, merci de m'envoyer un e.mail (adresse en bas de la page).

A très bientôt.

Par Caro - Publié dans : lapetitevadrouille
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