Texte libre

 

Bonjour à vous qui passez par ici, 

 

Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

Ou que vous soyez un(e) lecteur(rice) assidu(e) 

 

  

Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

Pour me joindre : cc22m8@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

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Samedi 26 janvier 2008
Je veux pas me la raconter, mesp'titscocos, mais je suis trop fatiguée pour répondre aux commentaires individuellement.
Je ne suis pas morte mais je vis mon marathon de wonderwoman qui a lieu tous les 6 mois... Après une semaine de 50 heures, je continue sur un week end de 20 et des poussières, avec retour à la maison hier à minuit parce qu'un jeune "collègue" voulait parler de la "frustration du manager"...
Autant vous dire, je rentre, je mets mon pyju, je pleure sur mon ww déglingué par les sandwichs Paul du midi et je ne comprends pas pourquoi je me retrouve toute seule alors que je suis avec des gens toute la journée...
Ah si, c'est vrai, parce que personne ne m'aime et que je suis bonne qu'à bosser...
Pour le reste et la poupée, ne vous emballez pas, c'est une femme qui m'a dit cela et pas du tout (mais alors du tout) dans des circonstances de séduction. Tant pis...
Désolée, mesp'titscocos, je ferai mieux la prochaine fois...
En attendant, je vais me regarder un ou deux épisodes de Sex & the City et...dodo.
Biz...
Par Caro
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Dimanche 20 janvier 2008
Pour la complexité des passions humaines...
Et pour l'esthétisme des films de Ang Lee.
Par Caro
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Samedi 19 janvier 2008
Vous savez bien, mesp'titscocos, que j'ai toujours voulu être fatale.
Et mystérieuse.
Et séductrice.
Une Dita von Teese de la plus belle ville du monde.
Ben c'est encore raté !
Cette semaine, on m'a dit que j'avais un physique de poupée...
Blonde, les yeux bleus, l'air sage d'une poupée...
Pourtant, je ne suis plus blonde puisque j'ai foncé mes cheveux et que je les ai coupés. Les yeux, bon, oui, d'accord.
Mais je croyais, moi, qu'ils étaient révolvers.
Zut alors.
Pourtant, comme, grâce à mon ww, j'en suis (enfin en début de semaine j'en étais) à moins 4.3 kgs (bravo, allez les gens, on applaudit !), j'ai ressorti de leur belle boîte mes bottes à talons aiguilles spéciales "opération top fatale".
Eh oui, je ne pouvais plus les mettre. Car je crois que j'avais (aussi) grossi du mollet...
Ca, c'est le genre de truc qui vous enlève vos vélléités de grosse tête pour toujours : ma fille, tu peux grossir du mollet... Le glamour à l'état brut !
Enfin bref, tout cela est de l'histoire ancienne car, figurez vous que, faisant le chemin inverse, j'ai donc maigri du mollet...
Pas beaucoup plus glamour comme remarque, sauf quand le dit mollet se glisse avec volupté dans la botte susnommée...
Bref, j'avais donc mis ces bottes avec une jupe noire, un pull noir et un grand collier très fatal aussi. Et je me suis quand même baladée sur mes 10 cm de talon pendant 12 heures non stop.
Tout ça pour m'entendre dire le soir que j'avais un physique de poupée...
Alors, là, mesp'titscocos, je m'insurge ! Faut quand même encourager l'artiste parfois, hein !
Même l'artiste accro au ww, la conviction chevillée au corps.
Alors je pose une question : est ce que la poupée qui vit en moi, la poupée de petite fille, ressortira toujours ? Est ce que le talon le plus hot ne réussira jamais à la faire disparaître ? Est ce que l'oeil le plus charbonneux ne l'éliminera pas ?
En fait, pour tout vous dire mesp'titscocos, la remarque complète, c'était : "il y a quelque chose d'étonnant en vous : vous êtes une wonderwoman avec un physique de poupée"...
Alors, avant de courir à mon cours d'anglais et de cuisiner mes lasagnes ww, je pose cette petite question : les hommes aiment ils les wonderwomen avec un physique de poupée ? Allez, potassez !
Par Caro
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Lundi 14 janvier 2008
Samedi, avec ma mère, je suis allée dans la boutique "Noukies", rue de Courcelles, à Paris.
Noukies, vous savez, c'est cette marque qui fait des doudous en forme de vaches ou d'ânes, en rose ou en bleu, dans cette matière si douce, si douce...
J'avais offert des ânes, un tout petit et un très gros, à mes neveux, lors de la naissance du plus jeune.
Tout à l'heure je pensais à ces doudous et je me disais qu'il me manquait tellement un doudou, une douceur, des câlins, quelqu'un qui me prenne dans ses bras, un peu de douceur, quelqu'un qui me dise de ne plus me préoccuper de rien, quelqu'un qui prendrait les choses en main. Parce que, c'est sûr, je maîtrise tout, j'ai le contrôle sur tout, il y a peu de situations dont je ne me sorte mais tout cela est tellement rugueux, je deviens tellement rugueuse.
Il me manque un doudou.
Et puis je rentre et je lis le commentaire d'Arnaud. Comme j'ai lu les e.mails de Laurence ce week end, ou de Sonia un autre jour... Et d'autres encore.
Bien sûr, il y en a qui trouvent que tout cela est empreint de "complaisance" mais je voulais vous dire, à ceux qui m'écrivent et à vous tous qui me lisez, que, ce soir, vous êtes mes doudous.
On écrit des choses, comme ça, le soir ou le dimanche matin, on déverse son sac ou on veut partager un moment, on commence et le fil se tisse sans bien savoir où il va...
Souvent, on se dit "à quoi ça sert tout ça, qu'est ce que les gens en ont à faire ?".
Et puis on reçoit des messages et on a du plaisir et on se sent valorisée.
On n'a pas la prétention d'apporter quoi que ce soit à qui que ce soit et, pourtant, certains reçoivent quelque chose, au milieu de tout cela.
Je voulais vous dire que c'était cela, ma douceur du jour.
Bien sûr, c'est virtuel, bien sûr on ne sait pas si ça existe vraiment, mais, un peu, le lien se tisse. Entre vous et moi, entre vous et les autres, entre vous et vous parfois...
Merci mes doudous !
Par Caro
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Vendredi 11 janvier 2008

Ca m’embête de poser cette question, mais... un affreux doute m'assaille...
Tout à l'heure (un vendredi soir), je lisais Elle dans ma baignoire (passage obligé pour me reposer ces derniers temps). Je tombe sur un article sur les endroits "hype" du moment pour faire la fête à Paris. 2 pages plus loin, je tombe sur un article sur les "robes de cocktail", sorte de "must have" pour la femme dans le coup qui sort après le travail ou toute la nuit.
Pour tout vous dire, je comprenais les mots, je crois même avoir bien compris le concept "robe de cocktail" (paraît que c'est bien aux States mais qu'en France, ça fait trop "la redoute-brushing", vaut mieux donc dire "robe de vernissage") et, pourtant, mon cerveau se reposant de ma longue semaine de labeur, je me croyais sur une autre planète...
Et, là, je me suis dit, bien que je ne fûs jamais une grande sorteuse : "ma fille, tu es une vieille fille !"
C'est sûr que unmariunamantunami ne viendront pas te chercher dans ta baignoire ni dans ta cuisine ni ailleurs d'ailleurs.
J'ai fait rapidement un tour d'horizon de ma journée lamba 2008 et le constat ne fait que se renforcer (et encore, je vous passe l'inscription weight watchers qui finirait de m'achever dans ma panoplie de vieille fille!).
Par exemple dans le désordre.
Par exemple, le vendredi soir je regarde Thalassa sur France 3. Des reportages sublimes sur des organismes vivant dans les abysses.
Alors que je pourrais regarder Star Academy.
Je trouve Nikos totalement sublime dans son 2ème degré (j'imagine qu'il est dans le 2ème degré, non ?) mais Raphaëlle Ricci me terrifie avec sa peau cramée qui suinte la fumée de clope, ses cheveux immondes et ses commentaires faussement jeunes avec "juste" avant chaque mot. Le pire, je crois, c'est quand elle dit à un candidat que je viens juste d'entendre chanter et dont j'ai pensé qu'il chantait plus faux que moi encore (ce qui relève d'une certaine forme de performance) : "c'était juste sublime, tu chantes juste de mieux en mieux, tu as juste mis le feu sur le praïme".
Alors là alors là alors là.
"Mais il chante faux ce mec !", je dis, devant la télé (la vieille fille parle à sa télé, c'est courant).
Bref, j'ai compris qu'à moins de conquérir Nikos par pensées subliminales et de le convaincre par télépathie de me rejoindre dans la plus belle ville du monde, je perdais mon temps devant la starac et que thalassa m'était plus adapté...
Surtout que thalassa a le mérite d'être avant le soir 3. Comme je rentre souvent trop tard pour voir les infos de 20h, je me recentre sur les infos du soir 3. Je sais, le soir 3 n'est pas pour moi. Le soir 3 est pour le cadre qui rentre tard à qui on offre la belle marie drucker (enfin sauf le week end... le week end, on a le gentil monsieur avec les oreilles décollées... normal, le cadre est à la campagne). Vous vous doutez bien donc que ce n'est pas pour moi qu'ils sortent la belle marie. C'est pas pour la ménagère de moins de 50 ans que je suis (qui elle, devrait regarder la starac). Le soir 3 c'est pour les hommes. Tant pis pour les femmes "qui font un métier d'homme", comme moi.
Quand je ne regarde pas le soir 3, quand le monde et ses nouvelles m'épuisent, je rate rarement C dans l'air sur la 5. Pas à 17h50 évidemment. Non, à 22h30/22h45. Avant de me coucher, complètement stone, à minuit avec mon soudokou...
C dans l'air, j'adore. J'écoute des philosophes disserter sur la "politique de civilisation", j'écoute des économistes nous parler de l'avenir du pétrole, j'écoute des politologues commenter les élections américaines.
Je suis une vieille fille parce que j'adore ça, écouter tous ces gens intelligents et savants et instruits,  et que je ne connais pas les endroits hype de la capitale.
Ca m'arrache un soupir, je ne vous le cacherai pas...
Je travaille environ 55 heures par semaine (avec 15 minutes de pause environ à l'heure du déjeûner - moment où je "lis" en général gala ou paris match, journaux de vieilles filles par excellence. Bien que j'envisage de ne plus lire paris match parce qu'ils ne montrent que des photos de cadavres partout et de Sarkozy et sa mata hari et que, pour mes 15 minutes de pause déjeûner, c'est un peu indigeste). Tout ça pour vous dire que, quand je quitte le bureau vers 19h30/19h45 et que j'entends à la radio les commentaires sur le temps de travail et les 35 heures, je me dis qu'ils me font bien marrer avec leurs 35 heures. Je peste parfois contre le poste.
Les vieilles filles font ça, vous savez, pester contre le poste.
Au travail, je suis sévère. Je fâche. Comme je suis stressée ces temps ci, je fâche tout rouge. Je suis définitive.
La vieille fille est campée sur ses positions et cassante. La vieille fille a raison.
La vieille fille, par exemple, prend très mal qu'un jeune homme de 22 ans parle d'elle en citant son nom complet sur un site de rencontres gay avec un type qui s'avère être un client. La vieille fille sort un laïus sur la naïveté et les grands ravages d'internet et de cette jeunesse qui ne comprend rien à rien. La vieille fille a raison de râler. La vieille fille est devenue raisonnable. Le jeune est inconséquent.
Au travail, la vieille fille n'a publiquement pas d'états d'âme et ne se laisse pas étourdir par les compliments ou la douceur.
Au travail, j'exige, je mets en demeure, j'ordonne, je félicite, j'écoute, je conseille. Solide comme un roc. Wonderwoman qui ne veut pas admettre qu'elle est un peu fatiguée, parfois.
La vieille fille n'est pas fatiguée, la vieille fille a mille occupations.
Je regarde Sex & the city.
Je prends des cours d'anglais.
Je n'ai pas d'orgasmes.
Pas non plus de frais et de vrais désirs.
Je suis active et momifiée et je m'en fiche. 
La vieille fiche s'en fout d'être momifiée, il y a bien longtemps que sa sève est de glace !
C'est rigolo parce que je vis ça plutôt bien.
Je suis une vieille fille qui n'a plus le temps de se rendre compte qu'elle est une vieille fille. C'est le miracle de la vieille fille : ne vous posez plus de questions de jeune fille et vous serez alors très épanouie dans votre peau de vieille fille...
Moui.
Notez, j'adore Yves Calvi. Mais cette description me fait tellement penser à mon "excopine" VI que je me damnerais plutôt que de devenir une vraie vraie vieille fille qui s'assume !
S'il te plait, Nikos, c'est maintenant qu'il faut venir me chercher !
Et je promets de ne plus jamais regarder le soir 3...

Par Caro
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Mardi 8 janvier 2008

Mesp’titscocos, je suis navrée mais je vous néglige un peu en ce moment. La vérité, c'est que je suis un peu débordée. Beaucoup de travail, mes cours d'anglais et, surtout, surtout, vous allez rigoler :
je passe un temps fou à faire la cuisine !! (et la vaisselle, ce qui est moins glamour, mais qui va avec, n'ayant pas de "commis" pour m'en débarrasser ! Ca, c'est sûr, Julie Andrieu, elle se tape pas la vaisselle 50 fois par jour avec les gants mapa bicolores ! Alors que moi, oui !).
Oui, vous l'aurez compris, tout cela à cause de mon ww.
Il faut manger beaucoup beaucoup, figurez vous. Et varié. Et 3 fois par jour. Et des légumes et du poisson et de la viande et des pâtes et du riz...
Comme je n'ai pas de cantine, je suis obligée de préparer chaque soir pour le lendemain. Sinon je file au champion chercher une cochonnerie. Et ça, même si j'ai pris la carte champion (oui, mesp'titscocos, je suis une femme perdue : j'ai pris la carte champion...), ce n'est pas une bonne idée.
Je me demande comment font les mères de famille.
Je crois qu'elles préparent leur tambouille à longueur de journées.
Préparer le déjeûner était la première chose que faisait ma grand mère en se levant.
Quand j'étais petite, organiser ses menus sur la semaine était la résolution récurrente de ma mère en septembre.
Je ne comprenais pas.
Maintenant je comprends : préparer le manger (et laver et ranger les ustensiles) est une occupation à temps plein...
N'empêche, mon numéro de ménagère mis à part, figurez vous que tous ces efforts paient :
Qui c'est qui a perdu 1.3 kgs ces 10 derniers jours et qui a perdu 3.7 kgs depuis le 4 décembre 2007 ??
ET BEN C'EST BIBI !!
Malgré la galette sur laquelle j'ai craqué hier au bureau.
Et là, je dis : BRAVO CARO !
J'ai pas d'mari, je bosse non stop mais je mange EQUILIBRE et je MAIGRIS...
Eh ben, ça ne règle pas tous les soucis, mais c'est une satisfaction.
Voilà mesp'titscocos, je voulais juste vous dire ça en passant.

Par Caro
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Mardi 1 janvier 2008

C’est la troisième année que j'ai l'occasion de vous souhaiter une bonne année mesp'titscocos, alors je vous souhaite le meilleur...
Vous savez quoi ?
Il est 00:32, nous sommes le 1er janvier 2008 et j'ai passé mon réveillon toute seule (je n'avais pas eu le courage de refaire la route pour aller dans ma famille), en pyju, à regarder des dvd de sex and the city et vous savez quoi ? Eh bien, passée la honte du début de me dire "bouh, je suis toute seule", j'ai passé une excellente soirée, bien meilleure que pas mal de réveillons auxquels j'ai pu assisté...
Alors, vraiment, mesp'titscocos, du fond du coeur :
HAPPYNOUILLIRE !
Allez, je vais me coucher !
(qui c'est qui sera fraîche comme une rose demain matin ?...!)

Par Caro
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Dimanche 30 décembre 2007

Pour vous tenir au courant de mon avancée ww mesp'titscocos dans cette période minée : -200 grs !
Ce qui, compte tenu des repas de Noël, n'est pas si mal. Même si je me rends compte que le moindre écart se paye cash... Parce que j'ai quand même été raisonnable.
Bon, allez, c'est pas mal.
L'avantage d'aller aux réunions c'est que, quand j'ai dit que j'en étais à -2.4 kgs (en 3 semaines) et que ce n'était pas beaucoup, toutes mes "collègues" se sont écriées : "mais c'est 1/4 de votre objectif !!"...
Effectivement, vu comme ça...
Toujours le truc de la bouteille à moitié pleine et de la bouteille à moitié vide.
Cela dit, puisque j'en suis dans les calculs et que cette année, pour diverses raisons, il va falloir que je fasse sacrément attention à mon budget, je me suis amusée, ayant fait les courses et le marché, à calculer combien cela coûtait de manger chaque jour, avec des repas simples et normaux.
Cette histoire me tracassait depuis que j'avais vu cette émission (rappelez vous, Zone Interdite) sur les gens qui travaillaient et qui étaient pauvres et qui devaient faire attention à tout.
En fait, je ne savais pas bien combien cela coûtait de manger chaque mois, suivant mes comptes d'assez loin je dois dire.
Là, j'ai fait le calcul précis sur une journée, carotte par carotte, crevette par crevette.
Ce jour là, ce n'était pas une orgie (de toute façon, avec ww, je ne peux pas faire d'orgies !), c'était : 
- petit déj : jus d'orange, lait avec chocolat + 1 tranche de pain
- déjeûner : pamplemousse, 170 grs de crevettes roses (1.70€), pommes de terre, clémentines
- dîner : soupe aux légumes (1.31€ la portion), 1 oeuf, 1 yaourth, 1 banane + 3 tranches de pain + 1 clémentine
+ 1.5 litre d'eau que chacun devrait normalement boire dans la journée (moi j'achète de l'eau en bouteille mais il est certain qu'on peut boire l'eau du robinet, enfin en général).
Eh bien, tout mis bout à bout, je me rends compte qu'il est extrêmement difficile de manger équilibré et varié pour moins de 10 € par jour. Car, ce jour là, un oeuf et des crevettes, ce n'était pas cher, mais si vous attaquez la viande et le poisson, vous dépassez largement ça.
Ce qui fait pour une personne seule un budget - que l'on pourrait qualifier de "minimum" - de 300€ environ par mois. Juste pour manger équilibré, sans folies. Enfin, ce sont les tarifs de la plus belle ville du monde, bien sûr, mais je ne suis pas sûre qu'on soit beaucoup plus cher qu'ailleurs.
Ce qui ferait, pour une famille de 4 personnes, un budget de 1200€ par mois ??
Et je ne vous parle pas des à côtés, genre dentifrice ou papier toilette, que l'on est bien obligé d'acheter aussi.
Ca me paraît incroyable !
Bon, évidemment, moi, là, je compte des fruits et des légumes mais c'est bien ce qu'ils disent, non : "mangez 5 fruits ou légumes par jour" ?! Et puis, honnêtement, je ne suis pas sûre que tous les yaourths parfumés ceci cela ou les céréales ceci cela ou les barres chocolatées ceci cela soient moins chers.
J'avoue, tout cela m'effraie un peu.
Je comprends un peu mieux ces histoires de pouvoir d'achat.

Par Caro
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Jeudi 27 décembre 2007
Comme je suis en vacances et que j'ai le temps de glandouiller, j'ai écouté hier après midi une émission à la radio qui avait pour thème "la réalisation de ses rêves" et "changer sa vie", thème de circonstance, s'alliant bien au rituel des résolutions de fin ou début d'année.
Personnellement, j'ai pris mes résolutions en novembre au moment de mes 35 ans, donc pas d'échéance cruciale dans les jours qui viennent, sauf ma réunion ww qui doit donner son verdict sur le passage délicat de la période de Noël.
Mais, tout de même, tout cela m'a fait pensé à cette espèce de fantasme du changement, changements au pluriel censés nous apporter le bonheur et nous vider de nos diverses frustrations, affectives, financières, ou sociales et nous mener, sésame de la plénitude, vers "l'accomplissement de soi", ce qu'un auditeur résumait d'un "être à sa place".
Il en va de même pour les zommes politiques, puisque chaque élection porte en elle l'espoir du fruit miraculeux appelé "le changement" qui effacera d'un coup de baguette magique les frustrations précédemment citées, mais cette fois à l'échelle collective.
Au fond, si on veut bien s'en donner la peine, on se rend compte que les seuls changements qui se produisent sont les changements qu'on a soi même provoqués et pour lesquels on a agi... Rien ne vient jamais vraiment de l'extérieur, hein, mesp'titscocos.
En gros, certains ont résumé cela assez brillamment : "aide toi et le ciel t'aidera", ce que je pourrais traduire par : "bouge toi les fesses et tu verras après" ou, pour rester dans le même secteur mais en langage disons, rugbystique, ce que mon frère résume par : "sors toi les doigts du c... et vas y" !
Mais puisque le changement est le fantasme absolu, puisque les gens semblent être généralement noyautés par la frustration, il y a des gentils monsieurs qui font des livres et organisent des stages qui aident, justement, à s'enlever les doigts de cet endroit délicat, ce qui, faute de résultats, aura tout de même l'avantage certain de soulager cette partie sensible de l'anatomie...!
Le type invité dans l'émission hier s'appelle Antoine Fillisiadis et il a écrit, entre autres, "Va au bout de tes rêves !". Je ne l'ai pas lu mais, visiblement, les gens qui l'avaient lu ou avaient assisté à une conférence ou un stage étaient emballés : cela avait transformé leur vie, leur donnant le coup de pouce nécessaire à la prise de conscience qui allait changer leur vie. Why not, après tout.
Je ne vais pas critiquer le fantasme du changement puisque je suis moi même la reine de la résolution et du "faut que ça change". Mais, tout de même, comme dans un précédent article, je m'interroge sur cette généralisation de la demande de changement. A croire que personne n'est satisfait de son sort, notamment professionnel (puisque c'est souvent le domaine évoqué pour la demande pressante de changement). Souvent le plombier se verrait artiste peintre et la secréatire plaquerait bien tout pour faire le tour du monde.
Mais, en attendant, au jour le jour, le plombier répare les tuyaux et ne peint pas grand chose et la secrétaire envoie des fax et ne voyage qu'avec le porte container de thalassa tous les vendredis soirs (j'adore cette émission).
En attendant rien ne se passe et la vie passe.
Ces gens sont ils malheureux ?
Chacun porte t il en lui les capacités à changer ?
Il me semble moi que si ma vie professionnelle ne me satisfaisait pas, je changerais tout. Je l'ai fait d'ailleurs, plusieurs fois. J'avoue que mes frustrations ne sont évidemment pas professionnelles mais bien affectives et, évidemment, j'ai tendance à penser que tout changer sur le plan professionnel est plus facile que sur le plan privé.
Mais, en fait, il n'y a pas de raison : nous devrions pouvoir être responsables de notre changement ou de notre immobilisme tant professionnel que privé. Suffit peut être de s'en donner les moyens. D'abord !
Tout de même, un peu envahie par mes frustrations moi même, j'espérais que mes congénères le seraient moins que moi. C'est une petite déception, mesp'titscocos, je ne vous le cacherais pas...
N'y a t il donc personne qui voudrait que cet instant de sa vie ou cette période de sa vie ne change plus jamais ? N'y a t il donc personne, à cet instant, ce 27 décembre 2007, qui se dise : "je voudrais que ma vie ne change jamais de ce qu'elle est aujourd'hui ?"...
A votre avis ?
Le soir de Noël, mes petits neveux, 5 et 2 ans, déballaient leurs cadeaux plus enthousiastes encore à chaque nouveau paquet ouvert. Je me mettais à la place de mon frère qui regardait ses fils et je me disais : "mais lui, je suis sûre qu'il voudrait que sa vie ne change jamais, que pourrait il vouloir de plus que ces deux bambins tout beaux et tout craquants qui ouvrent leurs cadeaux, spécialement commandés et apportés pour eux par le Père Noël ?"
Je suis sûre qu'il y a un moment dans sa vie où on ne veut rien d'autre ou rien de différent de ce que l'on a ou de ce que l'on est, un papa, un plombier ou une secrétaire.
Reste à trouver ce moment.
Par Caro
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Lundi 24 décembre 2007
JOYEUX NOEL MESP'TITSCOCOS !!

(Je fais court, mais je suis attendue pour faire les lits, nettoyer la salle de bains, faire les derniers paquets et...me faire les ongles ! Et, en plus, j'ai oublié de m'acheter des collants !)

Bon réveillon et bonne fête de Noël à tous !

(Soyez beaux et heureux).

Par Caro
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