Vous savez ce que c'est, mesp'titscocos, à force de regarder la télé, on se raconte des histoires.
Ce week end j'ai beaucoup beaucoup regardé des dvd de sex and the city. Je me retape les 6 saisons en bruit de fond et j'accélère quand on ne parle pas de Carrie et de Big...
Oui je sais, c'est moyen, moyen.
Pas très fille libérée.
Notez, ces dvd, je ne les regarde pas vraiment, je les mets en fond.
La bonne nouvelle, c'est que je n'ai plus besoin des sous titres.
La mauvaise nouvelle, c'est que je me tape une petite newyorkite.
Une newyorkite aigüe.
L'envie d'aller respirer l'air de là bas.
L'envie de prendre un avion et de changer d'air.
Des envies de talons aiguilles aussi. Mais ça, c'est moins grave et plus abordable.
Pour ma newyorkite, la bonne nouvelle, c'est que je dois prendre des vacances bientôt. Enfin, que je DOIS. Que je VAIS ! Parce que le boulot, j'en ai ras la casquette, si vous voyez ce que je
veux dire.
La mauvaise nouvelle, c'est que j'ai pas les sous.
En tout cas pas raisonnablement les sous.
Parce qu'impôts à payer, charges d'appartement dans la plus belle ville du monde à payer, parce que mon patron veut pas m'augmenter, méchant comme il est, mais je n'ai pas dit mon dernier mot et
il va finir par le faire, rien que pour se débarrasser de moi, tellement je vais le harceler.
Sauf que ce sera trop tard.
Et que si c'est new york au mois d'avril, ce ne pourra pas être new york au mois d'août.
Dilemne.
Où vais je encore bien pouvoir aller balader ma nouvelle ligne de sirène toute seule au mois d'août, si ce n'est à NYC ?
J'entends déjà de bonne âmes me dire qu'il y a des petits enfants qui n'ont pas à manger et qu'à côté, mes newyorkites sonnent un peu gosse de riche.
Certes.
Je cherche même pas à nier.
Mais je donne des sous tous les mois à Plan International et je parraine ainsi un petit Péruvien qui s'appelle Segundo et qui vient de m'envoyer une lettre pour me dire qu'il adorait les albums
de Tintin que je venais de lui envoyer (en espagnol, s'il vous plait, achetés à Barcelone, Les cigares du Pharaon parce que je suis allée en Egypte et l'Oreille cassée parce ça se passe au
Pérou).
Vous croyez que ça m'autorise à faire des newyorkites ?
Parce que, vous savez, quand j'ai envoyé mes Tintins, Plan, ils m'ont engueulée, me disant que mes cadeaux étaient trop chers et étaient trop lourds. J'ai dû payer le port pour les expédier là
bas.
Je le ferai plus, j'ai dit.
Mais je suis bien contente que ce petit gosse découvre Tintin.
3 jours à regarder des dvd de sex and the city, c'est beaucoup trop long.
En même temps, ça donne envie de se taper tout ce qui bouge, du petit jeune au moins jeune sexy.
Oui mais voilà, savent ils, tous ceux là, que je ne suis pas qu'une intellectuelle ??
Est ce que les New Yorkais savent que je ne suis pas qu'une intellectuelle ?
Do New Yorkers know that I'm not only a "good" writer ?!
Quelques larmes coulent.
Je viens de finir de regarder le dernier épisode de la dernière saison de sex & the city.
Ca fait plusieurs mois que je suis partie à la quête, saison après saison, de chaque dvd sur ebay, jusqu'à acheter le dernier sur le site de la fnac pour l'avoir plus vite.
C'était pour entretenir mon anglais.
C'était aussi parce que je suis tombée sur un épisode, cet été, dans mon loft, à New York. Je n'avais jamais vu cette série, même quand elle était furieusement à la mode.
Je me souviens, il y a très longtemps, quand j'avais commencé ce blog (qui était destiné à me faire oublier celui qui était "monaméricain"), quelques lecteurs bien sympas avaient comparé
monaméricain à Mister Big et mes petites bafouilles à celles de Carrie Bradshaw.
Je n'avais pas bien saisi ni l'ampleur du compliment ni l'ampleur des ressemblances, finalement.
Pas que je sois aussi mince qu'elle (malgré mes presque 8 kilos de moins - merci WW et merci moi) ni aussi fashion malgré mes multiples paires de chaussures, pas que monaméricain ne ressemble non
plus à Big.
Mais, bon, y'aurait bien un peu de ça, en fait.
Je n'ai pas comme elle de collier "caroline" mais, après tout, "Carrie" en anglais, ça peut être le diminutif de Caroline, non ? C'était pas comme ça que Charles Ingalls appelait sa femme
Caroline dans la Petite Maison dans la Prairie, dites ?
Non je n'ai pas de collier. Mais j'ai mes bracelets en plastique qui font gling gling que j'ai achetés cet été à Soho pour la somme de 10$ pour faire plus "fille" !
Et surtout, il y a monaméricain que j'ai juré de ne plus ennuyer depuis qu'il m'a dit que je lui faisais peur avec mon insistance. J'ai fini par lui dire qu'il était mon "Mister Big". Je ne
sais pas s'il a compris l'ampleur de la tâche ! J'espère que non !
Et voilà que je termine cette dernière saison et que les épisodes deviennent de plus en plus graves et nostalgiques et que Big et Carrie se retrouvent - enfin - à... Paris !
Il l'aime. "You're the one", il lui dit. Vous noterez, il ne lui dit pas "you scare me a bit" !!!
Et me voilà avec des larmes qui coulent sur mes joues devenues si creuses qu'on ne cesse de me dire que j'ai l'air "fatigué" !
On ne devrait pas se fier au cinéma.
Le cinéma c'est pas la vraie vie, non non non.
Comme je ne peux pas noyer mon chagrin dans ma baignoire puisque, délestée cette semaine d'un nouveau grain de beauté, je suis toute recousue et n'ai pas le droit de faire trempette, je jette ces
quelques réflexions un peu regressives sur mon blogounet, Didier Barbelivien dans le poste.
M'en fous, rien à prouver.
Il paraît que je ne sais pas où je suis parce que je n'ai pas eu le premier regard ni la première voix. Paraît que c'est cela que je dois réparer...
A coups de sex & the city ?
A coups de misters bigs ?
Nous aurons attendu 6 saisons pour apprendre que Big s'appelait John.
Monaméricain s'appelait J...
Mais ça n'a rien à voir.
Et puis c'est fini, complètement fini. Après tout ça, je ne l'espère plus ni dans mon escalier ni dans mon téléphone ni dans mes pensées ni nulle part. Nous devrons juste nous partager la plus
belle ville du monde. Ca devrait aller.
He said I was a good writer. I hope he was right.
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