Texte libre

 

Bonjour à vous qui passez par ici, 

 

Que vous soyez tout nouveau tout chaud,   

 

Que vous passiez par hasard

Ou que vous soyez un(e) lecteur(rice) assidu(e) 

 

  

Je suis Caroline, j’ai 35 ans.   

Et je me pose des questions…  

 

Parfois très très emballée,   

Parfois très très désespérée !!  

 

Bonne lecture  ! 

Pour me joindre : cc22m8@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Mercredi 16 avril 2008
Je crois, cette fois, que je dois franchir le pas, mesp'titscocos, et mettre fin à ce blog.
Les choses s'éffritent, les malentendus s'installent et, tout simplement, j'ai perdu la fibre.
J'ai toujours envie d'écrire mais plus envie d'écrire les mêmes choses.
Ce blog (et celui d'avant) ont maintenant 2 ans 1/2 et c'est assez.
Vous avez partagé plein de choses avec moi et je vous en remercie, très sincèrement. J'espère vous avoir donné un peu aussi, parfois.
Vous avez partagé les histoires de monaméricain, les histoires de ma plus belle ville du monde, les histoires de mon appartement acheté et décoré, ma découverte et ma longue histoire avec New York City, mes histoires d'envies de bébés et de wonderwoman, j'ai été assez transparente.
J'espère avoir évolué un peu.
Aujourd'hui j'ai envie de me tourner vers autre chose, de ne plus tourner les mêmes histoires en rond.
Voilà pourquoi je me retire. Je voulais le faire sur la pointe des pieds mais le plus joliment possible, sans laisser les choses se déliter vraiment.
Je crois que le blog restera ouvert quelques mois encore puisque j'ai payé l'abonnement à l'avance. Et je reste joignable sur mon adresse e.mail qui restera active.
Je vous embrasse, mesp'titscocos, avec tendresse. Et vous remercie.
Bye bye mesp'titscocos...
Good luck. And be happy.
par Caro
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Dimanche 6 avril 2008
Dimanche matin, en pyju, trainage devant internet.
J'aime bien ça, c'est ce qui distingue un dimanche matin d'un jour de semaine, dans ma vie, comme celle de tout le monde, assez réglée.
Je jette un coup d'oeil au blog d'un couple de mes amis (amis de la "vraie vie"), Bertrand et brigitte : http://bertrand.charpin.neuf.fr/.
Bertrand et Brigitte ne peuvent pas avoir d'enfant biologique. Ils ont fait 8 ou 9 tentatives de procréation assistée, cela n'a pas marché. Ils ont décidé il y a presque 3 ans d'adopter un enfant et se sont tournés vers la Chine. Depuis... ils attendent et attendent encore.
Il y a ma cousine, Julie, et son mari. Ils n'arrivaient pas non plus à avoir un enfant et ont fait aussi des tentatives. Puis, très vite, le corps médical leur a fait comprendre que c'était sans issue. Ils ont donc décidé de se tourner également vers l'adoption. Ils ont eu leur agrément en août 2006, au bout de 9 mois de procédure. Je le sais, j'étais chez eux quand ils guettaient chaque matin la boîte à lettres. Ils ont fini par recevoir le précieux courrier deux jours après mon départ.
Ils ont choisi d'adopter en Afrique et se sont tournés vers une association qui s'occupe des enfants du Burkina Faso. Depuis... ils attendent et attendent encore.
On leur dit que leur dossier est maintenant à la moitié de la pile, puis remonte lentement. Ils espéraient des nouvelles pour Noël, ils n'en n'ont pas eues. Alors ils attendent.
Comme Bertrand et Brigitte, ils regorgent de projets de travaux dans leur maison, ils organisent des séjours au ski ou ailleurs, ils bossent. Pour ne pas trop penser. En tout cas, pour ne pas penser à "ça" tout le temps.
Il y a mon amie S. Elle essaie avec son mari de concevoir un enfant. Cela ne fonctionne pas. Elle a été opérée, pas de cause identifiée mais, tout de même, passage à la procréation assistée. Des jours de combat et de souffrance, physique et morale. Ils en sont à la deuxième tentative. Les médecins disent qu'il faut continuer et que cela finira par marcher. Mais quel combat. Quel prix à payer.
Il y a mon amie V.
Mariée depuis un an, son mari et elle ont décidé d'avoir un bébé. Seulement elle sait depuis toujours que ce ne sera pas simple. Aux dernières nouvelles, elle a entamé un traitement pour "aider" les choses... Espérons...
Et puis... il y a moi.
Moi qui suis terrorrisée à l'idée de ne pas avoir d'enfant (et qui n'aie même plus le droit de le dire (n'est ce pas, mr Joke ?). Moi qui n'ai même pas forcément de problème physique pour en avoir, qui n'ai même pas cette sorte de "légitimité" de douleur et de souffrance. (Enfin, je ne sais pas, je n'ai jamais essayé d'avoir un enfant).
Non, moi qui n'ai pas d'enfant, juste parce que je n'ai personne pour vouloir un enfant de moi.
Juste parce que je n'ai pas la vie qui va avec.
C'est une souffrance difficile à définir, mesp'titscocos.
Une souffrance illégitime. ("elle a qu'à se trouver un mec, après tout" !).
Une souffrance pas facile à exprimer quand on est entourée, comme moi, de gens qui ont de réels problèmes pour avoir un enfant.
Et pourtant.
C'est aller à une soirée vendredi et se rendre compte que tous les gens qu'on a connus à la fin de l'adolescence ont maintenant tous deux ou trois marmots avec des problèmes de marmots et que, nous, on est toute seule assise sur le canapé, ignorée de tous, puisque sans problème de mari "qui ne range pas ses affaires" ou de temps qui passe on ne sait où avec ces fêtes d'anniversaire à organiser et ces chocolats de Pâques à cacher.
C'est faire ses deux/trois courses dans la plus belle ville du monde et se rendre compte - une fois de plus - que tout le monde, absolument tout le monde, a des enfants.
C'est attendre.
Attendre, attendre, attendre, encore et toujours.
Faire des projets, aussi, dans tous les sens, pour ne pas toujours, non plus, penser à "ça".
Attendre, mais attendre quoi ?
Un homme que je ne cherche pas qui viendrait avec un désir d'enfant de moi ?
Une révélation, un déblocage, une mutation révolutionnaires ?
Mais ça n'existe pas, ça, mesp'titscocos.
Je ne rencontre personne, d'accord. Mais si vous saviez comme je suis fatiguée de ces soirées où je suis seule au milieu de tous, sans personne pour me protéger, sans personne pour me donner une légitimité.
Alors oui je préfère rester chez moi ou alors être dans un cadre d'amis vraiment très proches.
Parce que je n'en peux plus d'être exposée ainsi.
Je n'en peux plus d'être nue au vent des comparaisons.
Je n'en peux plus d'être celle qui échoue.
Qui échoue sans légitimité.
par Caro
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander

Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus